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GABRIELLE

Sa devise : “Embrace your weirdness”

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Véritable amoureuse de l’art et créative boulimique, Gabrielle est aussi connue sous le nom de Mamie Urbaine. Elle a fait de la laine sa passion et son canaliseur d’énergie. Son immense talent lui permet de voir de plus près son rêve de devenir travailleuse autonome se réaliser.

« J’ai toujours été une fille super créative, j’ai appris à tricoter à 8 ans, à l’école. Il y a quelques années, je suis tombée sur un site web (The wool and the gang) et ça m’a donné envie de recommencer faire du tricot. Puis j’ai trouvé des tutoriels sur internet sur le crochet et je me suis lancée ».

Et quand elle décide de se lancer, Gabrielle n’y va pas à moitié. Son premier projet est de fabriquer une couverture. Il lui faut un an. Devant ce magnifique travail réalisé, des amis, de la famille et des gens de l’entourage se mettent à lui faire des commandes spéciales.

Le premier projet de Gabrielle
Le premier projet de Gabrielle

Forte de ces demandes, Gabrielle créé en 2012 sa page Facebook. Le nom de son entreprise : Mamie Urbaine. La réponse est positive et les commandes de foulards, tuques, mitaines et pantoufles affluent.

« À ce moment-là, je travaillais 35 heures par semaine pour un organisme en plus de Mamie Urbaine, ce qui totalisait 60-70 heures/semaine! Un de mes plus grands rêves dans la vie était de devenir travailleuse autonome. Avec Mamie, je pouvais enfin espérer accéder à ce mode de vie. Mes commandes et mon développement me demandant de plus en plus de temps, j’ai fini par prendre décision de me lancer. Je suis devenue pigiste à temps partiel pour le même organisme».

Se lancer prudemment dans le vide; c’est un peu ce que Gabrielle fait. Se lancer en affaires rapidement, ça prend une bonne dose de confiance.

 « J’ai relativement confiance en moi, même si je suis paradoxalement timide, et je vois plein de gens autour de moi se remettre souvent en question alors qu’ils sont bourrés de talents et de compétences. Du coup, je ne me trouve pas normale de ne jamais douter et donc, je finis moi aussi par me remettre en question! Par contre, depuis le début de l’aventure Mamie Urbaine, je n’ai pas de doutes. C’est la première passion durable que j’ai dans la vie et ça va de soi d’avancer dans cette voie, c’est naturel et exponentiel. Il reste seulement à apprendre à dealer avec l’insécurité…mais,il faut faire confiance à la vie!».

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Une des craintes à lier passion et travail est que justement, la passion n’en soit plus une. Les tâches et responsabilités du travail peuvent faire perdre la magie d’un engouement qui a pourtant opéré durant des années.

« C’est important de se laisser des pauses, de se respecter, de fermer un peu la porte et de s’intéresser à d’autres projets tout en sachant qu’on va y revenir. Je ne me ferme pas et je reste ouverte aux opportunités. D’ailleurs, je suis impliquée également dans d’autres sphères et j’ai des projets qui verront bientôt le jour. Je suis un peu hyperactive et j’ai envie de m’impliquer dans tout!».

Après avoir complété un DEC en arts plastiques et un BAC en loisirs, culture et tourisme, Gabrielle et un ami sont partis pour deux mois, en voiture, à travers les États-Unis. Une route de 20 000 km qui allait leur faire vivre de magnifiques expériences dont elle se rappelle encore avec nostalgie. La liberté totale et une promesse d’avenir prometteur.

Si Mamie Urbaine a fait de la laine sa passion, j’ai bien l’impression que Gabrielle a fait de la vie, la sienne.

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Crédits photos: Simon Laroche 

Page Facebook de Mamie Urbaine

La boutique Etsy de Mamie.

NICOLAS

Sa devise : “If circumstances change, your decisions can change. Decisions are temporary” – Jason Fried

(Si les circonstances changent, les décisions peuvent changer. Les décisions sont temporaires.)

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L’année 2014 a été marquante pour Nicolas. Jadis propriétaire d’un condo à Montréal  et employé d’une agence de conception web, il avait tout du pré-trentenaire urbain. Toutefois, il a décidé de troquer le souffle de la ville pour celui de la campagne.

« On a souvent des projets qu’on ne met jamais en place. Depuis un an, plutôt blasé de ma vie à Montréal, je disais à mes amis, un peu à la blague, que j’allais partir vivre en campagne et élever des alpagas. Un moment donné, je me suis demandé pourquoi au juste je ne le faisais pas »

Il n’a peut-être pas vraiment d’alpagas à son actif, mais le déménagement à plus de deux heures de route de Montréal a bien eu lieu.

« Je savais pas si j’allais aimer ça. Je n’ai jamais connu ça. J’en ai parlé à ma blonde, elle a sauté à pieds joints dans le projet, c’était dans ses cordes ».

Depuis, ils sont locataires d’une jolie maison sur un terrain immense bordé d’un charmant petit étang. C’était non seulement un changement drastique d’environnement, mais également, un nouveau départ pour Nicolas qui allait changer de statut d’employé à celui de travailleur autonome.

« C’est un saut dans le vide, ça n’a jamais été un projet ou un rêve quelconque pour moi, mais j’ai un bon bagage d’expériences dans mon domaine et des contacts. C’était le bon moment pour le faire».

En quittant Montréal, Nicolas avait la ferme intention de changer son mode de vie.

«Ici, ça m’apporte une qualité de vie que je n’avais pas à Montréal. Je voulais sortir de la frénésie de la ville. Je voulais pouvoir gérer mon horaire de travail comme bon me semble et, ce faisant, pouvoir profiter au maximum de la qualité de vie offerte par mon environnement. Je voulais changer de rythme de vie et le tout s’accorde bien avec les changements que je voulais voir arriver ».

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À l’aube de la trentaine, il est normal qu’on fasse le point sur nos aspirations, nos rêves…

« J’ai vécu ma crise de la trentaine, si je peux l’appeler comme ça, en ne voulant pas embarquer dans le moule social, en ne voulant pas succomber à la pression de ce à quoi ma vie devrait ressembler à mon âge. Il a fallu que je sois propriétaire pour que je réalise à quel point je suis bien comme locataire. Ça me stresse pas de ne pas avoir de maison, c’est pas un projet à court terme non plus. Je suis bien comme ça ».

Et les prochains projets de Nicolas?

« Rien n’est vraiment planifié…je surfe sur la vie! »

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Photos: Annie Murphy