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ANTIDOTE SUPERALIMENTATION

Charles et Élise, propriétaires de l'épicerie et comptoir Antidote Superalimentation
Charles et Élise, propriétaires de l’épicerie et comptoir Antidote Superalimentation

De grandes vitrines face au soleil, une ambiance chaleureuse, de jeunes propriétaires dynamiques et une clientèle des plus heureuses de voir apparaître dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve la première épicerie entièrement végétalienne au Québec. Antidote Superalimentation est, depuis son ouverture à l’automne dernier, le commerce chouchou de la rue Ontario.

Les jeunes propriétaires  Charles et Élise ont eu l’idée d’un commerce végétalien il y a de cela deux ans et demi.

«Je travaillais dans le domaine du cinéma et du web et j’étais plus ou moins satisfait dans mon métier. Durant cette période, j’ai changé mon type d’alimentation et je suis devenu végétalien. Une véritable passion est alors née pour l’alimentation. Je me suis mis à lire sur le sujet, j’ai suivi des cours de nutrition et j’ai fait l’expérience du travail en cuisine. J’ai eu une vraie piqûre. » raconte Charles.

«Moi je travaillais dans le domaine de la restauration et j’adorais ça. Je commençais également à travailler en cinéma et je me rendais compte que ça ne correspondait pas à ce que j’avais espéré. » d’ajouter Élise.

Unissant alors leur passion pour l’alimentation et leurs talents, Élise et Charles se mettent à travailler sur un projet d’émissions de télé de cuisine végétalienne. Entourés de la meilleure équipe, ils montent une émission pilote qui n’arrive toutefois pas à convaincre les producteurs, l’alimentation végétalienne n’ayant pas assez la cote selon ces derniers.

« Un soir, on a discuté de tout ça moi et Élise. L’idée d’ouvrir un café-bar à jus est venue sur la table et même celle d’avoir possiblement un foodtruck. Malheureusement, les règlements qui régissent la cuisine de rue obligent les propriétaires à également tenir un local commercial. Il nous restait donc l’idée d’ouvrir un commerce, mais que nous avons dû temporairement mettre en suspens, faute de moyens.»

Entretemps, Élise entreprend une formation en démarrage d’entreprise.

Un jour, en faisant leurs courses dans une épicerie santé, Charles et Élise réalisent qu’il devient éreintant d’avoir toujours à lire les étiquettes pour voir si les produits sont bel et bien végétaliens. De plus, ils trouvent l’ambiance de l’épicerie très clinique avec les employés en sarrau et plutôt froide avec l’éclairage aux néons.

« Le concept d’épicerie n’a jamais été revu. On s’est dit que  ce serait bien d’aller faire nos courses dans une épicerie chaleureuse avec une ambiance le fun. On a mis sur papier l’épicerie de nos rêves. Finalement, notre projet prenait de l’expansion et s’ajoutait dorénavant l’idée d’une épicerie et d’un comptoir de prêt-à-manger à celle du café-bar à jus. »

Charles et Élise entreprennent alors des démarches auprès d’organismes pour avoir du financement pour lancer leur commerce de rêve.

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« On nous a dit de ne pas s’installer dans Hochelaga-Maisonneuve. Un organisme a refusé de nous venir en aide parce qu’on s’installait ici. Les gens qui ne viennent jamais dans le quartier n’ont pas idée de ce qu’il est devenu. Il est en pleine ébullition, c’est vivant et chaleureux. La vie de quartier est fantastique ici. On habite Hochelaga et c’était important pour nous d’y établir notre commerce. C’est un quartier qui lève avec plusieurs restos et boutiques qui sont loin d’être trashs. »

Créatifs et déterminés, Charles et Élise lancent alors une campagne de financement visant à demander l’aide du public afin de réaliser leur projet. Charles fait un montage vidéo, ils organisent une soirée de lancement et le message se passe grâce aux réseaux sociaux et la page Facebook d’Antidote. Mission accomplie : Les gens y participent grandement et les jeunes entrepreneurs dépassent de 5000 dollars leur objectif de financement de 40 000$.

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« Des gens qui ne sont même pas végétaliens nous sont venus en aide parce qu’ils ont aimé le projet et l’audace de la campagne. Aussi, nous avons eu de l’aide de gens qui n’habitent même pas le quartier. C’est très touchant. Nous sommes très reconnaissants de l’aide que ces gens, souvent, de parfaits inconnus, nous ont offert. »

Après des mois de travail acharné, le commerce ouvre enfin ses portes à l’automne 2014.

« La réponse est positive. Nous sommes très satisfaits. Les gens du quartier nous disent merci d’avoir ouvert ici. On a des clients même pas végétaliens qui font des découvertes ici et qui réalisent que c’est bon la nourriture végétalienne. Les gens viennent demander des conseils et de l’information. Il y a un côté très « sensibilisation » à notre travail. Les gens prennent de plus en plus conscience de l’impact de la consommation de la viande et des produits animaliers sur leur santé, sur les animaux d’élevage et sur l’environnement. Nous, c’est sans jugement qu’on accueille les gens de toutes habitudes alimentaires. On se donne toutefois la mission de démocratiser, d’enseigner et de rendre ce mode de vie accessible aux gens qui se questionnent de plus en plus sur leur alimentation et qui veulent apprendre à mieux manger. C’est une véritable passion pour nous. »

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En ce début d’année, Charles et Élise en sont à élaborer des projets de conférences et d’ateliers culinaires à offrir en magasin. Les idées de projets coulent à flots pour Antidote. De plus, les adeptes du comptoir prêt-à-manger seront heureux d’apprendre que leurs produits maison, le végélox deluxe ainsi que le fromage à la crème de noix de cajou seront commercialisés en 2015. Également, Antidote sera présent au Salon Expo manger santé et vivre vert qui aura lieu du 20 au 22 mars prochain au Palais des congrès de Montréal.  Une belle occasion de rencontrer les sympathiques propriétaires.

« On veut dynamiser l’endroit;  toujours dans l’optique de sensibiliser, d’enseigner et de créer un lieu rassembleur. On veut attaquer les préjugés que les gens pourraient avoir envers l’alimentation végétalienne. On sait que la connaissance met fin aux préjugés, d’où notre intérêt de faire de l’enseignement. Les végétariens et végétaliens le savent bien : leur mode d’alimentation fait bien rire leur entourage. On est aussi passé par là et nous non plus on ne pensait pas devenir végétaliens il y a trois ans! »  

Une visite chez Antidote vaut définitivement le détour.  Ils ont en stock de savoureux produits de qualité en plus de tenir des gammes de cosmétiques végétaliens aux parfums enivrants. Les coups de cœurs de Portraits? La sauce au caramel de Date Lady, faite à base de dattes organiques, la barre de chocolat Twilight de la compagnie Go Max Go, une reproduction quasi-parfaite de la barre Mars et finalement, les faux-filets de poisson de la marque Gardein au goût tellement comparable au poisson que même les non-végétaliens ne s’aperçoivent de rien!

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Crédits photos: Annie Murphy

Antidote Superalimentation : 3459, rue Ontario E. / 514-303-6300

http://www.antidotesuperalimentation.com

 Page Facebook 

SOPHIE

Sa devise : Rien n’arrive pour rien

« Je crois fondamentalement que rien n’arrive pour rien. Le mauvais qui nous tombe sur la tête est nécessaire, il nous apprend des leçons. On a besoin de ça pour avancer. Je crois aussi qu’il faut assumer sa responsabilité sur notre vie; nos actions amènent des conséquences dont nous sommes les seuls responsables. C’est comme moi, si je me suis retrouvée à 275 livres, c’est de ma faute. Personne ne poussait la nourriture à ma place dans ma bouche».

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C’est avec beaucoup de franchise et d’autocritique que Sophie a abordé sa lutte contre l’embonpoint. Son combat, elle le mène avec détermination et courage, malgré qu’elle se qualifie de « personne sans volonté ». C’est près de 68 livres qu’elle a perdu en 12 mois. Sa rencontre avec Weight Watchers a été déterminante et loin d’être prévue.

« En juin 2013, je voulais juste « dégonfler » un peu avant mon spectacle de danse qui avait lieu la semaine suivante. Je n’avais pas de plan d’entreprendre un projet de perte de poids à long terme. Une amie perdait du poids grâce au programme de Weight watchers et ça m’encourageait beaucoup à essayer. Je suis allée voir leur site internet et je me suis dit que ce serait bon de faire ça pour la semaine. Au bout de sept jours, j’avais perdu six livres. J’étais contente et j’ai juste continué. Ça fait 1 an que ça dure maintenant. Les mots d’encouragements, les compliments et se faire dire qu’on motive les autres, c’est si inspirant et valorisant. Ça nous aide à rester accroché ».

Avec Weight watchers, Sophie dit réapprendre l’alimentation et les portions normales. C’est devenu pour elle un mode de vie, et non pas une diète, qu’elle dit devoir conserver toute sa vie.

 « L’alcoolique qui a commencé à fréquenter les AA (alcooliques anonymes), va souvent le faire toute sa vie, même chose pour moi avec ma problématique. Par contre, la différence importante entre les deux maladies c’est que l’alcool, tu peux arrêter de boire, t’en as pas besoin pour vivre. On ne peut pas en dire autant quand ta dépendance c’est la nourriture ».

Manger est nécessaire, on le sait tous. Par contre, engouffrer cinq cupcakes d’affilés dépasse la saine gourmandise et c’est le genre de choses que l’on fait dans l’intimité, à l’abri des regards et donc, des jugements.

« Au travail quand on regardait mes lunchs, on me disait : « Ben voyons, tu manges bien! Comment ça tu prends du poids? ». Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas devant eux que je m’empiffrais de gâteaux…je voulais pas être jugée».

Sophie est une passionnée de danse. Depuis 6 ans, elle suit des cours au Studio KMK-Danse et démontre son talent en spectacle et dans divers événements à chaque année.
Sophie est une passionnée de danse. Depuis 6 ans, elle suit des cours au Studio KMK-Danse et démontre son talent en spectacle et dans divers événements à chaque année.

Dans une société où l’on veut tout facilement, rapidement et où le culte du corps est si présent, l’appel des méthodes alternatives pour la perte de poids peut parfois se faire entendre fort, mais pas pour Sophie.

« J’ai jamais voulu la chirurgie bariatrique, parce que c’est la méthode « facile », tu t’attaques juste au symptôme : l’embonpoint. La maladie, l’obsession de la nourriture, ça se passe dans la tête. C’est là qu’il faut que tu règles d’abord le bobo pour arrêter la spirale infernale du poids yoyo ».

Sophie avoue humblement avoir suivie une thérapie durant quelques années et que celle-ci l’a aidée à cheminer dans son rapport à la nourriture. Elle nomme également l’importance d’avoir un bon soutien social, un bon cercle d’amis présents et à l’écoute. Des amis, qui ne feront pas des soupers hot dogs s’ils souhaitent notre présence, par exemple.

Et l’amour dans tout ça? Sophie amorce sa dixième année en tant que célibataire. Elle croit qu’elle pourrait vendre des best-sellers des récits de sa vie amoureuse tellement elle est malchanceuse.

« Je tombe toujours sur les gars qui veulent pas s’engager et qui ne sont pas sérieux, mais je ne cherche pas à me caser à tout prix. J’ai la chance d’avoir un bon réseau d’amis, j’ai une vie active et sociale remplie. Je suis bien seule, j’aimerais aussi avoir quelqu’un, mais je n’attends pas ça pour vivre. Un chum, c’est comme un bonus.»

En terminant, on a demandé à Sophie ce qu’elle nous aurait dit l’an dernier si on lui avait dit que l’année suivante, elle allait peser 68 livres de moins, s’entraîner au gym et courir des 5km, c’est en pouffant de rire qu’elle nous a répondu d’emblée :

« Je t’aurais traitée de folle et j’aurais ri de toi! » 

Après un an d'efforts soutenus, on ne peut que féliciter Sophie d'avoir atteint un résultat aussi remarquable!
Après un an d’efforts soutenus, on ne peut que féliciter Sophie d’avoir atteint un résultat aussi remarquable!

 

Merci au studio KMK Danse qui a permis la séance de photo.