MARIE-ÈVE B.

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Sa devise : « Il est de notre responsabilité d’honorer notre mission personnelle »

Élevée dans la simplicité avec des valeurs proches de la nature et axées sur la santé et le mieux-être, on peut dire que Marie-Ève a utilisé son éducation à bon escient. Celle qui se dirigeait vers le design et les communications a su, à un moment crucial de sa vie, réévaluer sa route et décider de vivre en harmonie avec ses valeurs profondes.

« Ma mère m’a eu très jeune. Elle était monoparentale et très peu en moyens. Elle m’a donc éduquée avec un mode de vie assez simpliste, mais elle a toujours su me transmettre l’importance qu’elle vouait au bien-être, aux soins et à la saine alimentation. Elle était grano à l’extrême. Elle m’a inculqué un désir de nature brut et celui d’être en état de contemplation. À défaut d’être en moyens financiers, ma mère m’a donné  la richesse de pouvoir m’évader dans la nature. Ce sont de magnifiques souvenirs d’enfance que je garde. »

À l’adolescence, les choses se corsent pour Marie-Ève. Elle cherche à s’extirper de la relation très fusionnelle qu’elle a avec sa mère.

«Je suis devenue une vraie fille de party. J’allais dans les raves, j’ai fugué, lâché l’école… J’avais  besoin d’explorer mes propres limites et rejeter en quelque sorte le positif qui m’avait été inculqué par ma mère. J’ai été chanceuse dans cette aventure. J’ai eu un  terreau très positif qui a fait en sorte que je ne suis pas tombée dans les extrêmes. »

C’est autour de l’âge de 20 ans que Marie-Ève se pose et arrête de faire la fête. Elle constate son intérêt profond de prendre soin d’elle, de bien manger et découvre en fait qu’elle ressemble beaucoup plus à sa mère qu’elle le croyait. À ce moment de sa vie, attirée par la créativité, Marie-Ève se lance dans des études universitaires en design graphique. Vers la fin de ses études, d’importantes remises en question viennent la tirailler.

« Je ne me sentais pas heureuse, pas épanouie. Je me demandais ce que je faisais dans ce domaine-là. J’aimais le côté créatif, mais le discours ne me rejoignait pas, je sentais que ce n’était pas en lien avec mon essence, mes valeurs profondes. C’était un domaine de show off, de compétition. J’étais hyper angoissée, je faisais des crises de panique à tous les jours. J’ai travaillé trois ans dans le domaine. Un jour, je me suis fait offrir un poste de rêve, celui qui m’aurait amené confort matériel et notoriété. Ce soir-là en rentrant chez moi, la carapace a explosé : mon corps et mon cœur ne voulaient pas de cette vie. Je sentais que j’allais régresser en acceptant ce poste malgré l’image de la fille qui a réussi que ça m’aurait apporté. Je vivais une crise existentielle, je me suis dit : « je ne peux pas croire que je suis payée pour faire surconsommer les gens et leur vendre des cochonneries! ».  C’était à l’opposé de ma vision de la vie. J’étais tellement désharmonisée de ma mission que je me consumais de l’intérieur. Je ne me donnais pas la bonne nourriture. J’avais besoin de me sentir utile et dans la vie, ce que j’aime, c’est prendre soin de moi et des autres. J’ai donc tout lâché et je suis partie travailler dans une boutique puis dans un studio où je pratiquais le yoga depuis quelques années déjà. Un retour à un mode de vie modeste, mais qui priorisait mon bonheur.»

C’est suite à une importante peine d’amour que Marie-Ève s’est lancée dans les cours de yoga. Cette pratique a totalement changé sa perspective de vie.

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« Avec le yoga, c’est comme si je retrouvais un univers que je connaissais et que j’avais perdu. Je me souviens du premier cours auquel j’ai assisté. J’étais vide, complètement désancrée dans ma vie et c’était justement après mes études en design. J’ai regardé la professeure en avant et j’ai su immédiatement que je devais faire ça dans la vie. Le côté humain et l’aspect partage m’ont touchée. Je voulais apporter quelque chose de positif aux gens, leur transmettre le bienfait que le yoga m’apportait à moi-même. »

Ce n’est que quelques années plus tard, alors qu’elle travaille comme réceptionniste au studio que Marie-Ève décide d’aller faire sa formation de professeure de yoga à l’école de Nicole Bordeleau.  À peine quelques mois plus tard, elle fonde son entreprise Pop yoga, maintenant appelée Pop spirit, dont la spécialité est d’abord d’offrir des services de séances de yoga en entreprise et dans les parcs de Montréal.

« L’été suivant, j’ai découvert le SUP (stand up paddle board). J’ai été initiée à la planche à voile dans mon enfance et ça me manquait. Cette activité venait nourrir un côté plus éclaté, plus aventurier chez moi. J’étais dans un moment de ma vie où j’avais besoin de bouger, moi qui avait été tant sérieuse dans le passé. J’ai tellement été malheureuse trop longtemps et prise dans mon ego. Le plaisir était revenu en même temps que le bonheur. J’ai ensuite incorporé les activités de paddle board aux services offerts par Pop spirit. »

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Le bonheur était bien aux portes de Marie-Ève, mais pour la grande sensible qu’elle est, les peines sont souvent restées au rendez-vous.

« J’ai été blessée par des gens qui m’ont prêté de mauvaises intentions avec mon entreprise. Des gens croyant que je cherchais une popularité malsaine. J’ai dû me rendre à l’évidence que quand on devient heureux, ça déstabilise les gens autour de nous, particulièrement les gens malheureux. Quand tu rayonnes de l’intérieur, ça dérange bien des gens. Notre succès confronte parfois les gens autour de nous à leurs échecs. Plus on se rapproche de sa vraie nature, plus nos relations se transforment. C’est inévitable. Il ne faut pas chercher à gérer tout ça, on doit apprendre à lâcher prise. »

Si la réussite peut susciter des sentiments négatifs chez certains proches, ce même succès peut également venir confronter en nous des zones plus fragiles.

 « Ça n’a pas été évident au début d’apprendre à me faire confiance dans mes nouveaux désirs et projets de vie. Je n’ai pas eu ce modèle de réussite dans ma vie,  je ne viens pas d’une famille d’entrepreneurs, de gens qui sont sortis des sentiers battus. Le syndrome de l’imposteur n’est jamais bien loin. Il faut absolument focuser sur notre objectif et moi, je voulais contribuer au bien-être des gens. Quand quelque chose te passionne dans la vie et que tu tiens vraiment à réaliser un but, il y a peu de choses qui peuvent réussir à t’arrêter. 

Les yeux de Marie-Ève s’embrasent lorsqu’elle parle du bonheur qu’elle a à exercer son métier.

« J’aime donner des ateliers. Je me considère choyée de voir l’évolution rapide chez les personnes qui y assistent. J’aime rencontrer les gens et m’inspirer de leur parcours de vie. Les grandes choses dans ma vie me sont souvent arrivées par les actions de purs inconnus. On ne peut se permettre de juger ou de se fermer aux nouvelles personnes qui apparaissent dans notre vie; ces gens peuvent nous nourrir plus qu’on ne peut l’imaginer bien souvent. Je suis excessivement chanceuse de pouvoir constater ça dans ma vie et d’absorber la bonne énergie des gens inspirants que j’ai la chance de côtoyer. Ça me fait vibrer le mieux-être, ça m’apporte beaucoup personnellement et j’ai le bonheur de partager ça avec les gens.»

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Au-delà de la carrière que l’on choisit et de l’argent qu’elle rapporte, on réalise que le tout est bien plus une question de valeurs profondes et du respect de celles-ci.

 « Ma vie fait du sens pour moi, c’est ce qui est primordial. J’ai tellement vécu longtemps en mode de vie simplicité involontaire et maintenant que je pourrais vivre un mode de vie plus luxueux disons, je considère que mes années de vache maigre m’ont tellement servies. Je veux faire un pied de nez à notre société de consommation. Vivre pour la vie et non pour l’argent et être heureux au passage. J’aspire à vivre en toute simplicité le plus possible. »

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Crédits photos: Annie Murphy et collection personnelle de Marie-Eve et de Pop Spirit.

Site web de Pop Spirit

Page Facebook

ÉLOÏSE

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La plus grande fierté dans ma vie:

« Celle d’avoir vécu au Pérou pendant huit ans et d’avoir été capable de m’intégrer dans une culture et une mentalité complètement différente de celle que j’étais habituée. »

Mon plus grand rêve:

« Obtenir un travail qui me permet de voyager, de m’établir dans plusieurs pays et d’apprendre les différentes cultures. »

JULIE

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La plus grande fierté dans ma vie:

« De mon cheminement de vie, d’avoir pu devenir une femme indépendante en ayant eu une enfance difficile à vivre avec un frère autiste. »

Mon plus grand rêve:

« D’être une mère accomplie avec mon fils à venir. J’aimerais aussi pouvoir voyager partout autour du monde. »

SWEET ISABELLE

Isabelle Quinn, propriétaire des boutiques Sweet Isabelle et récipiendaire du prix du Réseau des Femmes d'Affaires du Québec dans la catégorie «Nouvelle entrepreneure»
Isabelle Quinn, propriétaire des boutiques Sweet Isabelle et récipiendaire du prix du Réseau des Femmes d’Affaires du Québec dans la catégorie «Nouvelle entrepreneure»

Sa devise : « La vie est une aventure audacieuse ou elle n’est rien »      – Helen Keller

À l’aube de la quarantaine, Isabelle Quinn a réalisé qu’elle ne faisait pas beaucoup de choses dans la vie pour le plaisir. Mère monoparentale de trois enfants et formatrice dans le domaine financier, elle s’est habituée à travailler pour la performance et  les obligations. Si un concours de circonstances a fait en sorte que sa carrière se termine plus rapidement que prévu, Isabelle était loin d’avoir planifié devenir une entrepreneure, ce qu’elle réalise toutefois haut la main aujourd’hui.

 « Être bien dans ce qu’on fait est une grande source d’énergie. Le corps comprend ça, j’ai changé mes habitudes de vie en devenant entrepreneure. Avant, j’aurais pensé tomber malade à cause de ce rythme de vie, mais non. J’y arrive et je suis en forme…Mon corps s’use, mais mon âme est forte heureuse. »

Ayant suivie des cours de décoration de gâteaux à New York et à Toronto, elle se découvre et se passionne en tant qu’artiste culinaire. L’envie d’avoir une boutique de biscuits raffinés l’amène à développer son idée pour Sweet Isabelle. Si devenir entrepreneure n’était pas un but dans sa vie, il n’en demeure pas moins qu’elle était déjà toute indiquée pour en devenir une.

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« Les gens me trouvent chanceuse d’avoir trouvé ce que j’aime, mais c’est surtout que j’aime ce que je trouve. J’aime foncièrement ce que je fais et j’ai toujours aimé ce que je faisais, même employée. C’est plus une question d’attitude que de chance selon moi. »

Depuis l’ouverture de sa première boutique à Montréal en 2010, Sweet Isabelle compte déjà deux boutiques de plus; une à Longueuil et une franchise à L’Assomption. L’entreprise compte une vingtaine d’employés, tous formés à la Sweet attitude!

L’envie de recevoir des gens dans un contexte de plaisir a amené Isabelle à développer un concept d’ateliers de décorations de biscuits et de gâteaux et ce, autant pour les petits que pour les grands.

 « La vision de Sweet Isabelle, c’est être dans  le plaisir, la magie et l’émerveillement. Les lieux  sont aménagés légers et colorés. Les liens avec la clientèle sont importants; j’ai besoin de ce contact là, ça me nourrit. On fait des ateliers de décorations  avec parents et enfants et c’est fantastique de voir les enfants émerveillés et leurs parents l’être tout autant. On le fait dans l’esprit de faire une différence plus que pour être en affaires. On ne réinvente pas le monde, mais on procure des moments de bonheur. C’est important pour moi de léguer cette vision aux employés et par le fait même, à mes enfants.»

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Des projets pour Sweet Isabelle, il y en a beaucoup. À court terme, l’artiste culinaire explore la possibilité de faire distribuer ses produits et d’avoir des franchises d’animation d’ateliers. À plus long terme, elle ne ferme pas les yeux sur une possible expansion au Canada et, pourquoi pas, éventuellement en Europe? Sky is the limit pour Isabelle Quinn, la passionnée.

« J’ai la capacité de ne pas avoir trop d’insécurités. J’ose.  Je me laisse le droit à l’erreur, je ne tiens pas à tout calculer parce que sinon, ça ne serait plus du plaisir. »

Parmi les différents services offerts par Sweet Isabelle,  on compte les populaires ateliers de décoration disponibles en boutique, mais pouvant également se déplacer en milieu scolaire et en milieu corporatif. Aucune occasion n’y fait exception; que ce soit pour un shower de mariée, un 5 à 7, une activité parents-enfants ou un anniversaire. Durant le congé scolaire, Sweet Isabelle offre également des services de camp de jour d’une durée de trois à cinq jours. Durant ces journées, les enfants peuvent apprendre et participer activement à la production et à la décoration de gâteaux, biscuits et autres délices.

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Pour une occasion spéciale, Sweet Isabelle peut faire la livraison dans le grand Montréal. Vous aimeriez un produit qui ne fait pas partie de son inventaire? N’hésitez pas à le demander, la talentueuse et déterminée Isabelle se fera un plaisir d’évaluer vos besoins avec vous.

Si elle a été publicisée dans plusieurs médias (Clin d’œil, Salut Bonjour, Canal vie et nombreux autres), ce n’est pas pour rien. La qualité du service et des produits offerts ne sont pas à remettre en question.

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« Mes cupcakes sont toujours frais, cuisinés chaque jour avec les meilleurs ingrédients possibles (zeste d’orange, de citron, de lime, framboises fraîches, basilic frais). J’utilise le chocolat noir et le cacao Barry. J’utilise une qualité exceptionnelle de vanille de Madagascar. Les grains de café sont de torréfaction artisanale (café Barista).Je fais ma crème de citron et mon sucre à la crème maison. Je n’utilise que du beurre, aucune huile, aucune saveur artificielle, pas d’agent de conservation ni sucre en poudre. Ils ne sont donc pas trop sucrés et sont des plus moelleux. Plusieurs clients m’ont assuré que ce sont les meilleurs cupcakes à Montréal! »

Honnêtement : Oui, ils le sont!

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Crédits photos : Sweet Isabelle et Michel Richard

Pour plus de d’informations sur les produits et services :

http://www.sweetisabelle.com

Boutiques

Boutique de Montréal :

1652-A, Fleury Est, H2C 1S8/Tél : 514-507-8990

Boutique de Longueuil :

171, rue St-Charles Ouest, J4H 1C8/Tél : 450-332-8421

Boutique de L’Assomption :

378, Boul. de l’Ange-Gardien, J5W 1S5/Tél : 450-589-5005

 

ROXANNE

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La plus grande fierté dans ma vie:

« D’avoir su m’entourer de gens uniques qui ont changé ma vie chacun à leur manière et de ne pas avoir eu peur de sortir de ma zone de confort et oser. »

Mon plus grand rêve:

« Trouver la passion dans mon travail. Faire une différence aussi petite soit-elle dans la vie des gens que je croise au quotidien. Également, vivre en ayant le moins de regret possible. »