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Jeune trentenaire fascinée par l'humain et nourrie par l'inspiration.

Des nouvelles d’Anick

Il y a un peu moins de trois ans, nous avons rencontré Anick. Elle dégageait l’image d’une fille dotée d’une grande joie de vivre et qui aspirait au bonheur. Toutefois, son parcours de vie n’a pas toujours été de tout repos. Pendant plusieurs années, elle a dû subir les contrecoups de plusieurs maladies qui l’ont affecté. Malgré que sa vie aurait pu être en danger, elle a toujours démontré une force de caractère et une détermination impressionnante pour passer au travers des épreuves.

Aujourd’hui, elle nous donne des nouvelles de ses trois dernières années. Malgré un parcours parfois difficile, c’est encore une fois sa résilience et son courage qui nous sautent aux yeux.

Anick garde encore la tête haute devant les défis sur sa route. C’est une fille inspirante et motivée par l’espoir que je laisse se confier à vous.

« Les trois dernières années n’ont pas été de tout repos!

Dans un premier temps, en septembre 2014, mes parents se sont séparés après plus de 30 ans de vie commune. Étant enfant unique, je me suis sentie déchirée et j’ai eu l’impression de perdre tous mes repères.  Cet obstacle a été et demeure difficile à surmonter.

Encore à ce jour, les contacts avec mes parents sont limités et douloureux même s’ils sont les personnes que j’aime le plus au monde.  Les fêtes familiales sont des événements très anxiogènes pour moi.  À chaque année, je me lance comme défi de rétablir le lien… 

Par la suite, moi et les 8 autres copropriétaires de mon immeuble sommes en poursuite judiciaire contre notre promoteur immobilier pour vices de construction. Des travaux d’urgence de plus de 300 000$ ont dû être réalisés à l’été 2016, ce qui n’inclut pas les honoraires de nos avocats. Toutes ces démarches m’ont causé un stress énorme sur une période de deux ans.  

Maintenant, depuis que la situation d’urgence est terminée, j’ai réussi à me défaire de tous ces sentiments négatifs : injustice, impuissance, colère, anxiété, fatigue… Encore à ce jour, nous sommes en attente d’une date pour notre procès, ce qui pourrait prendre plus de 5 ans vu l’ampleur de notre poursuite et les longs délais de la justice. 

À l’automne 2016, j’ai complété mon DESS en déficience intellectuelle, un projet que j’avais entamé il y a quatre ans mais que j’ai dû mettre sur la glace momentanément. Pour faire mon stage, j’ai pris un congé différé de mon emploi pendant six mois.  Mon stage a été une expérience positive où j’ai été en mesure d’améliorer ma confiance en moi sur le plan professionnel grâce aux bons mots de ma superviseure. J’ai eu trois mois de repos où j’ai pu me ressourcer et faire le vide de tout le stress accumulé.  

En parallèle, mon copain des trois dernières années et moi essayons d’avoir un enfant. Lorsque nous nous étions rencontrés, j’avais nommé à mon copain que je voudrais un enfant lorsque le temps sera venu.  Malgré que mon copain soit déjà papa, il a été ouvert à mon projet. 

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Anick, son conjoint et les filles de ce dernier. Une belle famille reconstituée.

Vu mon lourd passé médical et puisque le projet tardait à se concrétiser, nous avons décidé d’aller consulter en clinique de fertilité en décembre dernier. Le verdict est finalement tombé la semaine dernière, je devrai avoir recours à la fécondation in vitro si je veux réaliser mon rêve de devenir maman.

J’ai beaucoup pleuré a l’annonce de cette nouvelle. Le processus s’avère très difficile sur le plan personnel et conjugal : la prise d’hormone, les nombreux rendez-vous médicaux, les rapports sexuels quasi-programmés, l’espoir et la déception à chaque mois… Disons qu’il n’y a pas grand place à la magie!  

Pour avoir recours à la fécondation in vitro, il nous faut amasser la somme de 10 000$ puisque le gouvernement actuel a malheureusement coupé dans le programme de procréation assistée. J’en suis à regarder mes options au niveau du financement puisque ma poursuite judiciaire a laissé un grand vide dans mes finances. 

Il est difficile pour moi de côtoyer quotidiennement des petites familles qui goûtent au bonheur que je convoite depuis plusieurs mois.  Toutefois, je me rattache à la possibilité, qu’un jour, ce rêve se concrétise.  J’ai confiance en l’équipe médicale qui me suit.  Mon conjoint et moi avons aussi assisté à des séances d’informations pour l’adoption en banque mixte mais cette alternative n’est pas envisagée par mon conjoint.

Le stress accumulé au cours des dernières années a entraîné l’exacerbation de mes douleurs arthritiques et limite un peu certains de mes mouvements. J’ai récemment découvert le Kangoo, un type d’entraînement avec des bottes qui réduisent considérablement les impacts au niveau des genoux. J’adore, ça me fait du bien et m’aide à faire le vide momentanément.

Malgré les épreuves, je demeure la même personne, combattante et résiliente qui essaie du mieux qu’elle peut de garder la tête haute.  Dans de petits moments de découragement,  j’en veux parfois à la vie de mettre autant d’obstacles sur ma route.  Toutefois, je me donne le droit de pleurer, de ressentir ces sentiments négatifs et je me permets de les exprimer, même si parfois cela peut sortir tout croche. 

Je souhaiterais avoir davantage le soutien de mes proches, surtout mes parents, ce qui n’est pas possible pour le moment.  Cependant, j’ai tellement eu à surmonter de moments difficiles, j’ai la certitude que le dénouement sera positif en quelque part. Je me raccroche à mes rêves et me dis que la vie est un cycle. Un jour, tout ira bien.

 

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Photos: album personnel de Anick
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MARIE-EVE

 

La plus grande fierté dans ma vie:

« De mon fils, mais de moi aussi à travers de ça. J’ai eu mon fils à 21 ans, dans une période pas nécessairement tranquille ou « idéale ». Maïko a maintenant près de douze ans et il est tout ce dont une mère pourrait rêver. »

Mon plus grand rêve:

« Je refuse de penser que la vie est un seul grand rêve, c’est plutôt une addition de plein de petits rêves qui s’enchaînent les uns à la suite des autres . Alors donc, continuer de générer plein de petits (et de grands!) rêves afin que ma vie soit bien remplie de défis et d’aspirations! »

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Crédit photo: Annie Murphy

 

 

POUR EN FINIR AVEC LES DIKTATS DE LA MODE

Je sais pas si vous êtes comme moi, mais j’en ai plus qu’assez que les soi-disant gourous de la mode nous dictent comment on devrait s’habiller en fonction de notre morphologie.

On dirait que je vois des articles sur ce sujet partout ces jours-ci dans mes news feed et dans les kiosques à journaux.

« La robe qu’il vous faut en fonction de votre silhouette »

« Guide du magasinage de maillot d’après la forme de votre corps »

« Comment se créer un look d’enfer selon notre morphologie »

On va se le dire: Non! C’est assez!

Pour qui se prennent les gens qui OSENT avoir une opinion sur notre style en fonction de notre morphologie? Qui sont-ils à vouloir formater et uniformiser la mode en fonction d’une forme de corps?

J’en ai plus qu’assez d’entendre des commentaires insignifiants comme « les grosses ne devraient pas porter de leggings ou des vêtements cintrés à la taille », « les minces devraient éviter les tissus fluides qui n’épousent pas assez les formes de leur corps », « les petites devraient éviter les robes longues parce qu’elle mettent l’emphase sur leur petite taille ». Ouain, pis?

Y’a tu vraiment des gens sur la rue qui croisent d’autres personnes et se font la remarque: « Ihh boboy, elle aurait vraiment dû éviter le col rond, elle. Ça accentue son long menton. »? Pis anyways, s’il y en a, on s’en fout tellement. C’est entre leurs deux oreilles que ces gens ont besoin de régler le problème, pas avec la shape de qui que ce soit. 

Non, c’est pas vrai que c’est juste les minces dotées d’un thigh gap qui peuvent porter des leggings, pis non, ce n’est pas juste les filles enrobées qui ont le droit de se mettre des vêtements amples. Peu importe notre corps, l’important c’est de s’habiller pour être bien dans notre peau, confortable et à l’aise avec notre look. Le reste n’a aucune maudite importance.

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Étant assez enrobée, j’ai de plus en plus de difficultés à m’habiller dans mes boutiques habituelles depuis quelques années. Vous direz, « ouais, mais tu as pris du poids« . Oui, c’est vrai, mais expliquez-moi pourquoi mes vieux morceaux taille medium de ces boutiques me font encore très bien et les larges d’aujourd’hui non? Va falloir qu’on m’explique.

Déjà que toutes les boutiques « à la mode » ne veulent plus s’associer avec les corps plus en chair, les boutiques spécialisées pour les femmes enrobées offrent très souvent un choix vestimentaire qui me convient pas parce que justement, il correspond aux diktats de la mode (une « grosse » ne portera pas de petite jupe courte, t’sais hey wô là!).

J’ai beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de difficulté avec ces discours.On est là à se vanter qu’on change les mentalités et qu’on prône la diversité corporelle; pour que j’arrive à y croire, il faudra que l’industrie de la mode me prouve que j’y ai encore ma place.

Les magazines, publicités et autres médias ne cesseront jamais de vous crier que vous n’êtes pas assez ci, trop ci ou pas assez ça tout en vous disant que vous êtes parfaites telles que vous êtes. On s’entend, leur incohérence et leur discours superficiel ne sont pas sur le point de s’éteindre. Ils encourageront toujours de façon indirecte et plus ou moins subtile, le modèle de beauté unique parce que c’est ça qui remplit les poches de l’industrie de la mode.

Il n’en revient qu’à vous à faire qu’à votre tête et assumer votre look d’enfer peu importe le corps que vous habitez. Vous êtes simplement parfaites telles que vous êtes.

Pour vrai.

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Photos: lapasserellemontreal.com et doctissimo.fr

6 TRUCS POUR SE MOTIVER À BOUGER

Avec le printemps qui va bien finir par arriver, vient généralement une motivation de bouger, de faire du sport et de brûler des kilos superflus. Le hic, c’est que la motivation n’est pas toujours au rendez-vous (Allô motivation! Aurais-tu oublié de frapper à ma porte??).

Depuis quelques jours, je consulte des sites web pour me donner le coup de pied aux fesses nécessaire pour me motiver. J’ai pensé qu’il pourrait être intéressant de vous présenter les 4 trucs que j’ai retenu et qui je crois peuvent réellement nous motiver à bouger.

1. La musique

On va se le dire, bouger sans musique entraînante est plutôt boring. Pourquoi ne pas mettre nos bons vieux classiques qui nous faisaient danser et taper du pieds dans notre « jeune temps ». On remplit donc nos oreilles de musique qui nous allume, si quétaines les succès soient-ils #BackstreetBoysPower

2. De bons vêtements/souliers

Y’a rien qui donne moins envie de faire du sport que des chaussures non adaptées à nos pieds et qui nous blessent. Même chose pour les vêtements, s’ils sont trop petits ou trop grands, ils peuvent être vraiment désagréables à porter pour faire de l’exercice. Je vous conseille fortement de vous rendre à la boutique Courir sur la rue St-Denis à Montréal. Là-bas, on analysera votre pas de course  et vos faiblesses et donc on vous proposera la meilleure chaussure adaptée à votre pied. Personnellement, je n’ai plus aucune excuse de me plaindre de douleur depuis que je suis passée les voir.

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3. Une bonne hydratation

Avoir soif alors qu’on fait du sport est un gage d’échec. Non seulement nous ne serons pas tentés de poursuivre notre entraînement plus longuement, mais également, nous ne rendons pas service à notre corps en le privant d’eau. J’ai acheté dans une boutique de sport une ceinture de taille qui me permet de traîner avec moi mes gourdes d’eau sans encombrer mes mains. Il y en a pour tous les prix. J’ai pris un modèle avec un sac qui me permet d’y ranger mon téléphone, mes clés et mon porte-feuille. Vaux toujours mieux être prévoyant en sortant de chez soi.

4. Se fixer des objectifs réalistes/se rappeler du pourquoi on le fait

C’est le conseil classique, mais un des plus importants pour conserver la motivation. Souhaiter perdre 30 livres en deux mois est exagéré, vouloir partir de zéro et être apte à courir un demi-marathon en 12 semaines est irréaliste. Il n’y a pas de magie dans la remise en forme. C’est de s’y engager et s’y commettre à long terme qui démontrera des résultats. Questionnez-vous d’abord sur le pourquoi vous vous entraînez. Une fois vos motivations identifiées, trouvez-vous des objectifs réalistes en lien avec votre motivation. Si vous voulez être capable de courir plus que 15 minutes et que vous vous donnez tout un été pour y arriver, c’est parfait! Ça peut sembler long, mais c’est réaliste.Et puis, peut-être réaliserez vous votre objectif avant terme: tant mieux! Des objectifs irréalistes vous décourageront et ils vous feront perdre votre belle motivation. Évitez ce piège!

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5. Faire un exercice qui nous plaît

Vous avez lu dans le dernier magazine à la mode que c’est le zingpatatong fitness le dernier entraînement à la mode. Ok, mais est-ce qu’il vous plaît? C’est bien beau vouloir essayer de nouvelles méthodes, mais s’astreindre à un type d’entraînement qui ne nous rejoint pas est un gage de démotivation assurée. Vous aimez danser? Pourquoi ne pas essayer le Zumba? Vous êtes plus du genre à aimer l’entraînement doux, il y a le Hatha yoga ou la natation qui pourraient être bien pour vous. Vous avez besoin de sensations fortes? Allez voir si vous n’aimeriez pas le Cross fit! Ceci étant dit, il faut respecter nos goûts en matière d’entraînement. Le but c’est surtout de s’amuser, non?

6. Dédier un moment fixe à notre horaire

Il peut être si facile de perdre notre temps ou de booker quelque chose d’imprévu à notre horaire qui fait qu’à la fin de la journée: Oups! J’ai oublié de m’entraîner, aujourd’hui. Les experts conseillent que nous mettions notre période de mise en forme à l’horaire, comme nous le ferions pour un rendez-vous et ce, au début de la semaine pour toute la semaine. À moins d’une urgence majeure, on ne déplace pas ce moment dédié pour nous. Nous sommes malades? Pas de soucis, on laisse tomber le jogging ou la musculation prévue qu’on remplace par une petite promenade autour de chez nous. La fierté qu’on ressentira d’avoir respecté nos engagements envers nous-mêmes nous aidera à garder la motivation pour poursuivre vers l’atteinte de nos objectifs.

Et vous? Comment gardez-vous votre motivation pour vous entraîner?

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Photos: Pinterest et Favim.com