ACCEPTER NOTRE VULNÉRABILITÉ:UNE PREUVE D’AUTHENTICITÉ

Un sujet délicat aujourd’hui que j’ai envie d’aborder parce qu’il illustre une grande partie de mes réflexions personnelles du moment.

J’ai décidé de décréter qu’être vulnérable, c’est in!

Pour moi, une personne vulnérable est une personne authentique. Soyons honnête, PERSONNE ne peut se vanter de n’être jamais blessé par un propos ou un geste. Nous avons tous nos petites ou grandes blessures qui nous rendent fragiles de temps en temps.

J’ai longtemps essayé de jouer à la personne forte, la personne au-dessus de mes failles. Ma maladie mentale a été justement une claque de réalité qui m’a rappelée que j’étais juste humaine et que c’était correct.

Je ne vis pas aussi facilement que bien des gens avec le stress, la pression, la performance…je me perds dans tout ça et je m’effondre. Plusieurs vont continuer la course, mais j’accepte quand même de m’arrêter sans me sentir inférieure à qui que ce soit. J’ai de grandes forces, mais j’ai des faiblesses également et j’ai décidé de les assumer.

Le soulagement qu’on ressent le jour où on arrête de jouer une game, le jour où non seulement on accepte de prendre un break de la course, mais surtout qu’on accepte de montrer aux autres qu’on ne les suit plus.

Le jour où j’ai accepté d’être vulnérable et de le montrer, c’est le jour où on m’a le plus respectée et où certains ont accepté de me montrer leurs failles également. Je ne me suis jamais autant sentie authentique dans mes relations que depuis que j’accepte de me montrer telle que je suis.

Évidemment, ça fait fuir des gens, mais ceux-ci seraient partis à un moment où un autre éventuellement. Le plus merveilleux est que ça en a attiré d’autres et pas n’importe qui; des gens qui s’assument aussi.

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Et, aussi bizarre que ça puisse paraître, depuis que je m’assume comme étant une personne vulnérable, certaines choses m’atteignent moins. La richesse que nous procure le fait de s’aimer et de s’accepter dans nos failles comme dans nos forces nous permet d’aller à la rencontre de l’authenticité, autant chez les gens que chez les choses. Nos valeurs se transforment et laissent place à plus de vérité dans nos vies.

Certains me lisent et pensent peut-être que d’accepter notre vulnérabilité est une faute grave et qu’elle nous fait sentir comme un être faible ou inférieur. Je dois répondre: aucunement. Je me suis sentie beaucoup plus fausse et malheureuse alors que je tentais de montrer que j’étais au-dessus de tout alors que c’était si faux. La vulnérabilité n’est pas un synonyme de faiblesse, c’est un synonyme d’humilité, de grandeur, d’authenticité et c’est un acte de respect envers soi-même. En aucun temps ça ne fait en sorte de nous faire mettre des bâtons dans nos propres roues.

Je n’essaie pas non plus d’exprimer que seuls les gens qui s’assument comme étant des êtres vulnérables sont grands et évolués. Nos blessures font souvent en sorte qu’il est excessivement difficile de leur faire face et les mécanismes de défense qui entrent en jeu sont pénibles à travailler. C’est avec un grand respect que nous devons traiter ceux qui peinent à combattre leurs obstacles et leurs démons qui les empêchent de voir plus clair et de grandir de leurs blessures. Le plus grand service que nous pouvons leur rendre, c’est de leur montrer notre vulnérabilité. Il n’y a rien de plus rassurant qu’une personne heureuse et assumée dans ses failles.

Alors, s’assumer en tant qu’être vulnérable, c’est in ou c’est out?

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Photos: favim.com et kindderunvernunft.weebly.com

 

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4 TRUCS POUR CHASSER LE MAUDIT STRESS

Allô, je me présente: Annie 34 ans abonnée à temps plein à l’anxiété. Hu.

J’apprends à en rire, mais je trouve pas ça toujours drôle. D’autant plus que de simples petites circonstances peuvent m’amener à angoisser sérieusement.

Au fil du temps, je n’ai pas eu d’autres choix que de me trouver des moyens pour apprendre à gérer le tout. Trouver des moyens est la partie facile, en trouver des sains c’est là que c’est plus ardu.

Il fût une époque où, sans être alcoolique, l’alcool était une grande amie pour chasser le stress. Comme dirait Kevin Parent, j’ai du arrêter parce que « mon foie voulait pu me parler ».

J’ai donc appris à gérer mon anxiété de façon saine histoire de ne pas m’en créer davantage. Je sais pas si ces moyens pour vous peuvent fonctionner, mais ils ont fait des miracles pour moi.

1- Écrire

Tenir un journal dans lequel je note mes idées, mes émotions, ce qui me tracasse et me trouble me permet grandement de prendre un certain recul et d’analyser le tout de façon objective et réaliste. De plus, j’en retire un soulagement d’avoir pu déposer le tout sur papier parce que ça me donne l’impression d’avoir pu éliminer le cafouillis dans ma tête et d’y avoir mis de l’ordre.

2- Les techniques de respiration

Quand j’ai besoin de m’arrêter, de m’aérer l’esprit, je prends une pause, je ferme les yeux et j’utilise une méthode de respiration qui me calme à tout coup: J’inspire cinq secondes, je tiens l’inspiration deux secondes, j’expire cinq secondes, je retiens mon souffle deux secondes avant de reprendre cette même séquence à plusieurs reprises, le temps qu’il me faut. Cette technique de respiration a été éprouvée pour calmer le mental et peut même aider à s’endormir le soir. Pourquoi ne pas l’essayer?

3- Marcher

Je ne suis pas du genre à apprécier marcher sans but précis, mais j’adore marcher et ce, longuement si j’ai une destination prévue. N’empêche, aller prendre de l’air et profiter des bienfaits de cet exercice simple et doux nous détournent de nos soucis pour quelques temps. Je prends toujours soin d’apporter mon Ipod et ma musique favorite pour agrémenter ma promenade. Bonne humeur garantie!

4-Le repos

On le dit jamais assez, mais prendre le temps de se déposer, de s’arrêter est la meilleure chose à faire en cas de stress intense. Même s’asseoir devant la télé peut constituer un moment de détente tant que ce que nous regardons n’alimente pas notre anxiété! Faire une sieste, prendre une pause, relaxer dans le bain sont également d’autres moments où on met l’accent sur le repos qui peut nous enseigner à relativiser à propos de nos soucis.

Quoiqu’il en soit, le stress nécessite une prise en charge, quelle qu’elle soit. Si votre niveau de stress vous incommode dans votre vie quotidienne au point où de simples moyens ne peuvent vous aider à le gérer, il serait bien d’en parler à votre médecin ou de consulter un psychologue. L’anxiété peut générer davantage de problèmes de santé et il est important que vous trouviez vos moyens de la gérer, avec ou sans aide.

Et vous, quels sont vos techniques pour gérer votre stress?

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Photo: favim.com

ÉTUDIER VS S’ENDETTER OU QUAND NOTRE BONHEUR PASSE PAR UNE ENVIE DE SE RÉORIENTER

Titre un peu long qui résume plus ou moins le cafouillis d’idées qui m’a donné envie de pondre ce texte, mais bon, ça exprime pas mal l’idée principale. Sinon, je vais bien. La grosse forme, t’sais!  😉

Je sais pas si vous êtes comme moi, mais je suis toujours nostalgique quand je repense au temps de mes études. Je suis une fan finie des apprentissages et je passerais ma vie assise sur des bancs d’école. Je suis constamment en remise en question concernant ma carrière, non pas que je ne l’aime pas, mais c’est qu’il y a tellement de métiers que j’aimerais faire et je sais pas trop comment dealer avec tout ça.

En secondaire 5, alors que tous mes amis savaient à peu près en quoi se diriger au CÉGEP, je n’avais AUCUNE idée de ce que je voulais faire dans la vie. En fait non, je me doutais de ce que j’avais envie, mais on me disait qu’il fallait que ce soit payant et moi j’étais attirée par les arts. Ouin. J’ai entrepris un DEC en cinéma en passant mes journées à pas trop savoir ce que je faisais là parmi cette gang de créatifs hippies ben plus hots et cultivés que moi. J’ai levé les pattes, comme on dit.

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À peu près la pensée que j’avais en tête sur chacune de mes trop nombreuses photos de finissante.

Dans ma relativement courte vie, j’ai tenu des emplois de vendeuse de linge, de produits de beauté, de livres, esthéticienne, secrétaire, préposée à l’entretien, au service à la clientèle…T’sais, le même domaine, là. Pis là, je me verrais naturopathe, écrivaine, rédactrice, réalisatrice, photographe, artiste incomprise/faire des vernissages de mes toiles louches, prof de yoga et de méditation, conférencière/coach de vie kind of, proprio d’un foodtruck de desserts funkys et de jus et smoothies qui parcourt l’Amérique, d’un salon de soins et d’une boutique de produits bio, chroniqueuse, journaliste voyage… et sérieusement, j’en passe, croyez le ou non. Ouain. Si vous saviez le nombre de fois où j’ai tenté de m’imaginer un commerce dans lequel je pourrais mixer mes passions: HAHA!

« Bonjour madame, vous voulez une consultation pour un soin facial fait à base de produits bio? Oui d’accord. Puis-je vous offrir également de participer à mon shooting photos et mon documentaire? Si vous voulez aussi, je peux vous offrir une consultation en naturopathie? Les cours de yoga, ça vous parle? Regardez ma toile ici, c’est à vendre, oui. Si vous pensez que ça peut aider vos collègues, je suis disponible pour des conférences en entreprise, genre coaching. Ouais. Non? Ok, d’accord. Vous prendrez bien un petit smoothie par contre, non? »

SVP, rassurez-moi et dites-moi que je ne suis pas la seule à vouloir faire 52 carrières à la fois? Quelqu’un?

Bref, je me suis inscrite au certificat en communications pour septembre prochain, mais j’ai peur de faire encore ce que j’ai toujours fait, c’est à dire abandonner l’idée pendant l’été. Parce que oui, au-delà des dizaines de domaines d’études que j’aimerais entreprendre, y’a mon cerveau un peu détraqué qui me demande de rester réaliste. Et s’ensuit la peur d’entreprendre de nouveaux projets, la crainte de me retrouver sans le sou, débordée, épuisée et de tout vouloir lâcher…ce serait pire que de continuer à rêver dans l’inertie de ce que ma vie pourrait devenir si je prenais le risque.

C’est constamment une bataille entre mon coeur et ma tête. Cette dernière se dit toujours que je vais m’embarquer dans quelque chose qui va me coûter cher en temps et en argent pour rapporter peu et me mettre dans le caca financier au final et mon coeur lui il me dit de foncer et de m’amuser.

C’est que ça fait plus de 10 ans que je souhaite étudier les communications. Les discours que j’ai constamment entendus sur ce domaine c’est : « Ben, y’a pas de job, faut que tu t’en crées une…c’est pas facile, tu rushes financièrement. » Rien de super encourageant, bref. J’ai une bonne job stable, payante avec de gros avantages sociaux; mettons que ça m’aiderait à faire le saut si j’étais encore une décrotteuse sous-payée de chambres d’un motel cheap.

Et si au fond je pensais pas à l’après? Si je me concentrais d’abord sur le plaisir d’étudier un domaine qui me fascine? Non, mais c’est vrai! Est-ce que c’est pire d’essayer ou de toujours regretter de ne pas l’avoir fait?

Le hic, c’est que je suis née avec une switch Anxiété réglée à high qui ne se module pas. J’avais même pas l’âge de travailler que j’avais déjà peur de manquer d’argent; imaginez aujourd’hui. J’aimerais pouvoir rentrer à l’école avec la même nonchalance avec laquelle je me paye des billets d’avion « ah pis de la marde, je m’arrangerai avec l’argent ».

Ces jours-ci, j’ai envie d’être la fille assise avec son laptop et un latté dans une vitrine d’un café. Bon ok, quand j’étais cette fille là, je priais que mes études finissent au plus sacrant que j’arrête de faire des travaux sans arrêt et que je recommence à dormir, mais bon. Je veux être elle pis être fière même si c’est dur.

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J’ai envie d’apprendre, de m’ouvrir aux domaines qui me font vibrer et que j’ai toujours négligés. J’ai envie d’arrêter de stresser avec l’idée du manque d’argent, de temps et de repos qui finit par m’encourager à renoncer à mes études et à rester chez moi bredouille toute l’année. Est-ce qu’on doit renoncer à un crédit libre de toutes dettes et se lancer coûte que coûte ou être raisonnable même si ça ne contribue pas particulièrement à notre bonheur?

Poser la question c’est y répondre, je pense bien…

 

Mais sinon, prendriez-vous un petit smoothie en attendant?

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Photos:

 

 

 

POURQUOI PAS LE PLAISIR?

Ça va mieux, beaucoup mieux.

J’ai pris des décisions qui m’ont fait du bien. J’ai décidé que je n’avais pas à me couper du monde entier, mais plutôt de ce qui me fait mal. À force de trop s’isoler, on n’arrive plus à voir le beau dans la vie…déjà qu’il est souvent difficile à voir. En me surprotégeant, je m’empêche d’évoluer et d’avancer. Il y a toujours un juste milieu; une bonne dose de confiance ajoutée à une quantité suffisante de prudence. C’est ce que je dois me rappeler.

J’aurais aimé vieillir et garder mon coeur d’enfant. Une insouciance naïve, un ancrage constant au moment présent et toutes mes actions orientées vers le seul but d’avoir du plaisir. C’est ça le problème, on vieillit, on oublie tout ça. La vie nous amène dans un immense tourbillon de soucis et de responsabilités et ça me fait réfléchir: sommes nous faits pour ça? Avons-nous le pouvoir de traverser la vie adulte et ses difficultés tout en restant heureux? Sommes nous pas plutôt des gens qui auraient dû voir notre légèreté d’enfance se conserver tandis que notre corps prenait de l’expansion?

Je sais pas, on jase là. Mais pourquoi est-ce que le plaisir et le bonheur ne pourraient pas rester le but ultime de toutes nos actions d’adultes? J’en entends certains me dire: « Ben voyons, faut travailler et payer les comptes! C’est pas ça la vie! »

Ok, mais pourquoi? Expliquez-moi?

J’ai décidé que le plaisir allait faire partie de ma vie: au travail, dans mes relations, mes activités, à la maison.

Le jour que ma vie ne me procurera plus de plaisir, je saurai que je devrai changer quelque chose; que ce soit mon travail, mes relations ou mes activités.

Est-ce utopique de voir ça comme ça? Je pense qu’on fait consciemment le choix d’intégrer ou non le plaisir à sa vie. La preuve de mes dires? On a TOUJOURS la possibilité de CHANGER.

On est d’accord là-dessus?

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Crédit photos: http://gusstoys.tumblr.com/