ÉLOÏSE

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La plus grande fierté dans ma vie:

« Celle d’avoir vécu au Pérou pendant huit ans et d’avoir été capable de m’intégrer dans une culture et une mentalité complètement différente de celle que j’étais habituée. »

Mon plus grand rêve:

« Obtenir un travail qui me permet de voyager, de m’établir dans plusieurs pays et d’apprendre les différentes cultures. »

JULIE

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La plus grande fierté dans ma vie:

« De mon cheminement de vie, d’avoir pu devenir une femme indépendante en ayant eu une enfance difficile à vivre avec un frère autiste. »

Mon plus grand rêve:

« D’être une mère accomplie avec mon fils à venir. J’aimerais aussi pouvoir voyager partout autour du monde. »

SWEET ISABELLE

Isabelle Quinn, propriétaire des boutiques Sweet Isabelle et récipiendaire du prix du Réseau des Femmes d'Affaires du Québec dans la catégorie «Nouvelle entrepreneure»
Isabelle Quinn, propriétaire des boutiques Sweet Isabelle et récipiendaire du prix du Réseau des Femmes d’Affaires du Québec dans la catégorie «Nouvelle entrepreneure»

Sa devise : « La vie est une aventure audacieuse ou elle n’est rien »      – Helen Keller

À l’aube de la quarantaine, Isabelle Quinn a réalisé qu’elle ne faisait pas beaucoup de choses dans la vie pour le plaisir. Mère monoparentale de trois enfants et formatrice dans le domaine financier, elle s’est habituée à travailler pour la performance et  les obligations. Si un concours de circonstances a fait en sorte que sa carrière se termine plus rapidement que prévu, Isabelle était loin d’avoir planifié devenir une entrepreneure, ce qu’elle réalise toutefois haut la main aujourd’hui.

 « Être bien dans ce qu’on fait est une grande source d’énergie. Le corps comprend ça, j’ai changé mes habitudes de vie en devenant entrepreneure. Avant, j’aurais pensé tomber malade à cause de ce rythme de vie, mais non. J’y arrive et je suis en forme…Mon corps s’use, mais mon âme est forte heureuse. »

Ayant suivie des cours de décoration de gâteaux à New York et à Toronto, elle se découvre et se passionne en tant qu’artiste culinaire. L’envie d’avoir une boutique de biscuits raffinés l’amène à développer son idée pour Sweet Isabelle. Si devenir entrepreneure n’était pas un but dans sa vie, il n’en demeure pas moins qu’elle était déjà toute indiquée pour en devenir une.

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« Les gens me trouvent chanceuse d’avoir trouvé ce que j’aime, mais c’est surtout que j’aime ce que je trouve. J’aime foncièrement ce que je fais et j’ai toujours aimé ce que je faisais, même employée. C’est plus une question d’attitude que de chance selon moi. »

Depuis l’ouverture de sa première boutique à Montréal en 2010, Sweet Isabelle compte déjà deux boutiques de plus; une à Longueuil et une franchise à L’Assomption. L’entreprise compte une vingtaine d’employés, tous formés à la Sweet attitude!

L’envie de recevoir des gens dans un contexte de plaisir a amené Isabelle à développer un concept d’ateliers de décorations de biscuits et de gâteaux et ce, autant pour les petits que pour les grands.

 « La vision de Sweet Isabelle, c’est être dans  le plaisir, la magie et l’émerveillement. Les lieux  sont aménagés légers et colorés. Les liens avec la clientèle sont importants; j’ai besoin de ce contact là, ça me nourrit. On fait des ateliers de décorations  avec parents et enfants et c’est fantastique de voir les enfants émerveillés et leurs parents l’être tout autant. On le fait dans l’esprit de faire une différence plus que pour être en affaires. On ne réinvente pas le monde, mais on procure des moments de bonheur. C’est important pour moi de léguer cette vision aux employés et par le fait même, à mes enfants.»

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Des projets pour Sweet Isabelle, il y en a beaucoup. À court terme, l’artiste culinaire explore la possibilité de faire distribuer ses produits et d’avoir des franchises d’animation d’ateliers. À plus long terme, elle ne ferme pas les yeux sur une possible expansion au Canada et, pourquoi pas, éventuellement en Europe? Sky is the limit pour Isabelle Quinn, la passionnée.

« J’ai la capacité de ne pas avoir trop d’insécurités. J’ose.  Je me laisse le droit à l’erreur, je ne tiens pas à tout calculer parce que sinon, ça ne serait plus du plaisir. »

Parmi les différents services offerts par Sweet Isabelle,  on compte les populaires ateliers de décoration disponibles en boutique, mais pouvant également se déplacer en milieu scolaire et en milieu corporatif. Aucune occasion n’y fait exception; que ce soit pour un shower de mariée, un 5 à 7, une activité parents-enfants ou un anniversaire. Durant le congé scolaire, Sweet Isabelle offre également des services de camp de jour d’une durée de trois à cinq jours. Durant ces journées, les enfants peuvent apprendre et participer activement à la production et à la décoration de gâteaux, biscuits et autres délices.

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Pour une occasion spéciale, Sweet Isabelle peut faire la livraison dans le grand Montréal. Vous aimeriez un produit qui ne fait pas partie de son inventaire? N’hésitez pas à le demander, la talentueuse et déterminée Isabelle se fera un plaisir d’évaluer vos besoins avec vous.

Si elle a été publicisée dans plusieurs médias (Clin d’œil, Salut Bonjour, Canal vie et nombreux autres), ce n’est pas pour rien. La qualité du service et des produits offerts ne sont pas à remettre en question.

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« Mes cupcakes sont toujours frais, cuisinés chaque jour avec les meilleurs ingrédients possibles (zeste d’orange, de citron, de lime, framboises fraîches, basilic frais). J’utilise le chocolat noir et le cacao Barry. J’utilise une qualité exceptionnelle de vanille de Madagascar. Les grains de café sont de torréfaction artisanale (café Barista).Je fais ma crème de citron et mon sucre à la crème maison. Je n’utilise que du beurre, aucune huile, aucune saveur artificielle, pas d’agent de conservation ni sucre en poudre. Ils ne sont donc pas trop sucrés et sont des plus moelleux. Plusieurs clients m’ont assuré que ce sont les meilleurs cupcakes à Montréal! »

Honnêtement : Oui, ils le sont!

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Crédits photos : Sweet Isabelle et Michel Richard

Pour plus de d’informations sur les produits et services :

http://www.sweetisabelle.com

Boutiques

Boutique de Montréal :

1652-A, Fleury Est, H2C 1S8/Tél : 514-507-8990

Boutique de Longueuil :

171, rue St-Charles Ouest, J4H 1C8/Tél : 450-332-8421

Boutique de L’Assomption :

378, Boul. de l’Ange-Gardien, J5W 1S5/Tél : 450-589-5005

 

ROXANNE

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La plus grande fierté dans ma vie:

« D’avoir su m’entourer de gens uniques qui ont changé ma vie chacun à leur manière et de ne pas avoir eu peur de sortir de ma zone de confort et oser. »

Mon plus grand rêve:

« Trouver la passion dans mon travail. Faire une différence aussi petite soit-elle dans la vie des gens que je croise au quotidien. Également, vivre en ayant le moins de regret possible. »

GUY ET SARA

La devise de Sara : « Il faut voir l’intégrité chez l’être humain »

La devise de Guy : « L’amour l’emporte sur tout »

Il y a quatre ans, le quotidien calme de Sara et Guy a basculé totalement. Un état de stress intense a amené Guy, un homme sans aucun antécédent lié aux troubles de santé mentale à développer une psychose.

« Il y a eu deux déclencheurs stressants importants qui ont mis Guy dans un état de stress quasi-insoutenable. Il ne dormait plus depuis un mois. Un matin, nous avons été consulter une psychothérapeute qui a su considérablement soulager son angoisse. À partir de là, tout a déboulé. »

Suite à cette rencontre, délesté d’un poids immense qui lui grugeait toutes ses énergies, Guy est devenu euphorique. Cet état allait perdurer et empirer durant les quatre jours suivants.

«Il s’est mis à sauter de soulagement et il était super agité. Il est tombé sur un high, il ne dormait pas et semblait infatigable.»

Le lundi matin, convaincu qu’un complot d’enlèvement dans son quartier allait affecter un garçon à un arrêt de bus, Guy a fait appel au service de police pour demander une supervision pour le protéger.

En plus d’être employé chez Bombardier, Guy est alors bénévole pour un organisme de sécurité publique et il a travaillé étroitement avec les policiers de la sureté du Québec.  Il est donc connu comme étant quelqu’un de très intègre et responsable auprès des autorités.

«Ce jour-là, j’ai quitté pour le travail et quand je suis rentrée le soir, il a commencé à me dire que j’avais des dons, que je pouvais voir au travers des cadres sur les murs de la maison. Il avait fait un grand ménage disant que le diable était dans la maison et qu’on devait tout nettoyer. J’ai commencé à avoir peur pour lui et pour moi, car même s’il n’était pas du tout violent, je sentais que quelque chose d’anormal se passait. J’étais confuse, je ne savais pas quoi faire ou même comment agir et penser. »

Le lendemain, Sara a reçu un appel des policiers. Guy s’était présenté au poste, complétement délirant, incohérent et troublé. Ils n’arrivaient pas à comprendre ce qu’il tentait de leur expliquer. Ils l’ont alors placé en cellule pour qu’il se calme et ont suggéré à Sara de venir le retrouver.

« Quand je suis arrivée au poste, Guy était calme. Il conversait tout seul et je me suis dit que je devais faire quelque chose pour lui, mais quoi?  J’étais dans le déni, je ne voulais pas imaginer qu’il avait un problème psychologique. Je ne connaissais rien aux troubles de santé mentale. Les policiers m’ont offert de le faire transférer à l’urgence ou de le ramener à la maison. J’ai opté pour la deuxième option car j’étais convaincue qu’avec du repos, toute cette folie allait passer.

Agité et incohérent, Guy ne restait pas en place et voulait encore moins se reposer.

« Cette soirée-là, j’étais incapable de me reposer. J’avais des hallucinations intenses. Je soufflais contre le vent pour ne pas que le diable vienne chez nous et je voyais la lune me parler! Je voyais des gens, je pensais que c’était des policiers en civil. Je me plaçais comme Jésus sur la croix et je me lavais constamment le corps pour éviter que le diable entre en moi.  J’ai fait du va et vient durant toute la nuit sans arrêt et pendant ce temps ma blonde était apeurée.»

Sara pleurait dans son lit et ne savait plus quoi faire pour aider son amoureux. Le téléphone a sonné, c’était un ami de Guy qui travaillait avec lui à l’organisme de sécurité publique. Au courant de l’état de son collègue, il a offert à Sara de passer chez eux.

« Quand il l’a vu dans cet état-là, il m’a dit qu’il fallait absolument qu’on fasse quelque chose. Il m’a proposé d’appeler les services d’urgence, puis j’ai accepté qu’il le fasse, moi je ne pouvais pas. Le policier qui est arrivé connaissait Guy. Il a été très troublé et choqué de le voir dans cet état. Le transfert à l’hôpital s’est bien passé, je crois qu’il s’est senti en sécurité d’être avec des gens qu’il connaissait. Il m’a dit plus tard qu’il n’avait pas refusé d’aller en ambulance par amour pour moi, car il sentait ma crainte.»

À l’hôpital, Guy était sur l’unité psychiatrique.

« La crainte que j’appréhendais m’avait été confirmé en le voyant là. Il avait l’air d’un enfant perdu et fragile.»

Deux jours plus tard, Guy a reçu son congé d’hôpital en échange d’une promesse de prendre une médication et d’entreprendre un suivi psychiatrique. À son retour à la maison, il était encore sur un high et il n’arrivait toujours pas à dormir. Malgré qu’il fût en congé de maladie, il continuait à travailler et à envoyer des courriels à son patron. L’état euphorique de Guy allait durer encore quatre semaines.

« Trois semaines après sa sortie d’hôpital, sa psychiatre lui a expliqué qu’il avait fait une psychose et qu’il avait un diagnostic de bipolarité de type 1. Il apprenait en même temps qu’il aurait à se médicamenter à vie. On lui a aussi remis une médication pour qu’il puisse dormir et soulager ses anxiétés. Suite aux quatre semaines d’euphorie, il est tombé dans une phase dépressive qui allait durer un an. »

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Malgré tout, ce n’est que six semaines que Guy est resté en congé de maladie. Il est retourné au travail à temps plein.

«Dans cette année de dépression, j’ai eu des moments où je ne voulais plus vivre. Je ne me serais pas suicidé, mais j’espérais me faire frapper par une voiture. J’avais les idées noires, je pleurais tout le temps et j’avais de moins en moins d’énergie et envie de faire quoi que se soit. Malgré tout, le retour au travail m’a fait du bien et m’a permis de me changer les idées. N’empêche, il a fallu que je pleure et que je parle de mon envie de mourir au psychiatre pour avoir une médication qui allait me sortir de cette dépression.»

Durant cette période, Guy étant vidé d’énergie, c’est Sara qui s’est assurée de tenir la maison tout en travaillant elle aussi. Elle cherchait à soutenir son amoureux du mieux qu’elle le pouvait alors qu’elle se sentait démunie face au mal qui l’accablait.

« Ce que je déplore dans toute cette situation, c’est qu’on ne m’a jamais dit que je pouvais assister aux rencontres avec le psychiatre moi aussi. Quand Guy y allait durant le mois suivant son hospitalisation, il était encore dans un état délirant, un peu déconnecté de la réalité. Il ne comprenait pas tellement ce que le psychiatre lui expliquait et moi, personne n’a jamais pris le temps de m’expliquer ce qu’est un trouble bipolaire, une psychose… Je ne connaissais rien à ça. Je ne savais pas qu’il allait tomber dans une phase dépressive et que ça faisait partie de la maladie. On n’a pas cherché à impliquer ni informer la famille là-dedans. Je me suis sentie abandonnée et seule à plusieurs moments. »

C’est cet aspect important qui a amené Sara à produire une conférence intitulée ‘’Aimer avant et après la maladie mentale’’. Elle a à cœur la cause des familles touchées par la maladie mentale et veut amener les proches des gens atteints à aller chercher l’aide et les ressources nécessaires pour passer à travers leurs inquiétudes et leurs souffrances de voir leur proche malade. La santé mentale touche tout le monde; quand un membre de la famille en est atteint, c’est également tous les gens autour qui en souffrent. Pour Sara, ça ne fait aucun doute; les familles se doivent d’être impliquées dans le suivi et doivent savoir qu’il y a de l’aide et du support pour elles aussi.

« L’organisme Revivre a été d’un grand soutien pour nous. Ils ont pu nous expliquer ce qu’est la maladie mentale. Il y a beaucoup d’organismes qui se concentrent sur la personne malade, mais moins qui se consacrent aux proches aidants. La personne qui vit avec une personne atteinte, elle va où pour avoir du soutien, des outils, de l’information, de l’écoute, de l’aide? Moi, je n’en ai pas eu du tout. Plus tard, j’ai découvert qu’à quelques pas de chez moi, il y a un centre de femmes, le centre La Moisson, qui vient en aide aux familles qui vivent avec des difficultés. Avoir su, j’aurais été les voir, mais on le sait pas tant et aussi longtemps qu’on n’en a pas de besoin. D’accord, si j’avais fait des recherches je l’aurais trouvé, mais au cœur de la maladie je n’avais pas de forces et d’énergie pour le faire. Mon focus, c’était Guy et mon nid familial. C’est important pour moi que les gens connaissent les organismes qui sont là pour les aider. C’est pourquoi je concentre mes conférences sur les proches aidants et les ressources qu’ils peuvent aller chercher. Ce sont des informations qui devraient partir, à la base, du milieu hospitalier. Les proches ont autant besoin de soutien que la personne malade. »

Aujourd’hui, quatre ans après l’annonce du diagnostic, Guy a appris à rebâtir sa confiance et à redevenir la personne qu’il était avant la psychose. L’épisode psychotique n’est jamais revenu et il est stable grâce à la médication qu’il prend assidûment et il y tient.

«Jamais je ne voudrai cesser de prendre ma médication, même quand ça va bien. Je comprends que je suis stable grâce à elle et jamais je ne ferai revivre à ma conjointe ce qu’elle a dû vivre. »

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Justement, comment l’amour survit à ces difficultés?

« Pour moi, il n’a jamais été question que je laisse mon amoureux. C’était inconcevable pour moi.  La bipolarité est une maladie avec laquelle la personne peut vivre et je crois fermement que l’amour inconditionnel est plus fort que tout. Avec le temps, la maladie nous a rapprochés autant  nous deux qu’avec nos trois enfants.»

Et Guy ajoute un point déterminant:

« Plusieurs couples se brisent dans une situation comme celle-là. Je crois que la survie du couple dépend énormément de la volonté de la personne malade à s’aider et à se soigner. Dans mon cas, j’ai voulu retrouver une vie normale. D’autres personnes se laissent aller et vivent d’importantes cassures au sein de leur couple et de leur réseau social.»

Pour se réhabiliter, Guy compte sur sa famille, sa foi et sur l’activité physique qu’il a intégrée à son mode de vie. Avec Sara, ils assistent au Yoga du rire et tous les deux s’impliquent dans les Bontés divines de Vaudreuil-Soulanges. Il est également socialement actif, notamment en tant que bénévole à l’hôpital des vétérans de Ste-Anne-de-Bellevue.

« Ce sont des choses importantes dans ma vie et dans mon couple également. Ça me permet de rester actif et de me faire du bien. En plus, on rencontre des nouvelles personnes, il y a une belle création d’amitiés. »

Guy a eu la chance d’avoir  beaucoup de soutien de son employeur, de ses collègues, ses amis, sa famille et surtout de son amoureuse, Sara. Guy est une personne vraie, authentique et il est capable de parler de la maladie, de sa psychose et selon lui, c’est la clé pour briser les préjugés.

L’histoire de Guy et Sara se termine bien. En fait, elle est loin d’être terminée; ils ont la tête remplie de rêves et le cœur rempli de beaucoup d’amour.

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Crédits photos: Annie Murphy

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Page Facebook de Sara Vieira, conférencière.

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Revivre

Les Bontés divines

Le Yoga du rire

La moisson, centre de femmes

Association canadienne pour la santé mentale

Bell cause pour la cause