Le mythe du gourou

Comme je l’ai déjà mentionné,  je travaille beaucoup sur moi et sur les différentes sphères de ma vie depuis un an. J’apprends à gérer mes émotions et mon stress grâce à divers moyens, notamment la méditation et les techniques de respiration.

J’ai vu une amélioration considérable de ma tolérance à la frustration. J’ai appris à moins dramatiser, à voir les choses plus positivement. Si par exemple je me trompais d’arrêt de bus et je devais marcher plus longtemps pour me rendre à destination, au lieu de m’emporter et de nommer tous les mots de l’église pendant ma marche, je me disais que dans le fond, ça me faisait prendre de l’air et que marcher est bon pour la santé. À ce niveau-là, je gérais mieux les situations dites désagréables.

J’étais contente, je me rendais compte que mon travail personnel portait fruits et je me voyais naïvement parvenir à une sagesse de moine d’ici un an si je continuais mon travail à ce rythme-là. J’ai grandement amélioré mon bonheur, oui, mais je continuais d’avoir des moments de colère et de peine. Je me jugeais donc hyper sévèrement et je me disais qu’au fond je n’y arriverais jamais au bonheur absolu.

Puis un moment donné, tu comprends. Une personne heureuse n’est pas quelqu’un qui ne ressent plus de colère, de tristesse ou d’anxiété, non;  c’est tout simplement une personne  qui a appris à les gérer du mieux qu’elle le peut en étant douce avec elle-même lorsqu’elle échoue. C’est là où se trouve la source du problème selon moi; dans la certitude que le bonheur est l’absence de toutes situations et émotions négatives et considérer qu’on ne peut être heureux lorsque des obstacles traversent notre route.

Ma psy m’a dit l’an passé quelque chose qui m’a marqué. Alors que je lui expliquais que je lisais beaucoup sur le bouddhisme et que je me découvrais une nouvelle façon de voir les choses, d’accepter les autres et leurs différences et de dédramatiser certaines situations de ma vie,  je me surprenais de voir soudainement chez certaines personnes et situations tous leurs pires défauts. À mes yeux, ça ne faisait aucun sens d’être en train de devenir plus tolérante aux autres et aux événements  et vivre des frustrations à propos d’eux. Ma psy m’a alors dit : « Tu es en train de t’éveiller, tu apprends à voir les choses plus clairement. Ne sois pas surprise que ça implique justement que tu vois clairement ce qui est nocif pour toi. C’est pas du jugement, ce sont des constatations que ces gens et situations doivent disparaître de ta vie pour ton mieux-être. »

J’ai compris que les frustrations que je vivais étaient à propos de choses que j’avais le pouvoir de changer, mais pour lesquelles je ne faisais rien. Je laissais aller ces choses négatives dans ma vie et c’était la façon que mon « nouvel éveil » utilisait de me faire réaliser l’importance d’y remédier.

Parfois, je sens que ça irrite mon entourage quand j’ai un moment de frustration ou de pensées négatives. Il y a toujours quelqu’un pour me faire un « ben voyons Annie, ton côté zen est où, allô?? Toc toc?? ». Le mythe du gourou. La croyance quasi-généralisée qu’une personne affairée à optimiser son « zen » n’a jamais d’émotions négatives. La croyance erronée qu’une personne qui se dit « heureuse » n’a jamais ses moments de frustrations ou de peine.

On ne vit pas dans un monde parfait. Tout ne peut couler quotidiennement comme un long fleuve tranquille. C’est important de dire aux gens que c’est correct, qu’on est humain, qu’on ne sera jamais parfait, qu’on ne peut arriver à tout gérer tout le temps.La vie n’est pas qu’un chemin ensoleillé et dépourvu d’obstacles, pas même sur la route du bonheur.

Aucun auteur de psycho-pop ni aucun gourou spirituel va arriver à me faire croire qu’en AUCUN TEMPS, il ne vit d’émotions négatives. C’est impossible et ce, malgré des connaissances évoluées sur les moyens pour atteindre le bonheur. Il n’y a personne qui peut se vanter d’être totalement, constamment, en état d’absolu bonheur. Aussi, le bonheur n’est pas avoir une vie parfaite en totale symbiose avec ses rêves et aspirations. Le bonheur c’est être capable de reconnaître la valeur de notre vie et des choses qui la comble.

Arrêtons d’attendre et de voir le bonheur comme une quête ultime quasi-irréalisable. Le bonheur est un choix, mais il arrivera qu’il sera ébranlé et c’est NORMAL. Par contre, on arrivera à mieux rebondir de situations désagréables grâce à notre résilience. On n’a rien perdu de notre travail personnel si un jour on se laisse parfois emporter. Arrêtons d’être dur envers nous-mêmes. Nous ne perdons jamais notre temps à travailler sur nous, sur notre mieux-être, mais ça exige les plus importantes vertus : la patience et la tolérance…envers soi-même. Le gros du travail se trouve là.

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ARIANE

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La plus grande fierté dans ma vie:

« J’ai vécu de belles choses cette année. Je suis fière de moi parce que j’ai été acceptée au Collège de Montréal. J’ai aussi été élue au conseil étudiant de mon école et je fais partie du journal étudiant. »

Mon plus grand rêve:

« J’aimerais écrire au moins un livre un jour. »

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Crédit photo: Annie Murphy

Événement Portraits en rafale, 15 novembre 2014

Retour sur l’événement Portraits en rafale

Une semaine après la tenue du premier événement en lien avec Portraits, je tenais à en parler.

D’abord, j’ai été sur un magnifique nuage durant les jours suivants (et le suis encore!) parce qu’en plus d’avoir reçu que de bons commentaires sur cette journée, j’ai été totalement touchée par la présence des gens et l’aide de plusieurs amis. Et, j’ajouterai bien humblement que j’ai été particulièrement fière de ma détermination qui m’a amenée à porter ce projet à sa réalisation,

Qu’on se le tienne pour dit: je n’ai jamais, au grand jamais, été le genre de personne qui menait ses projets à termes. Trop long, trop difficile, trop compliqué, trop de trucs à gérer, des coûts…blablabla. Vous avez vu d’ailleurs que les doutes ont été présents au début de l’automne. Suite à ça, j’ai eu tellement d’encouragements de la part de connaissances et même de parfaits inconnus que je me suis ressaisie. Quelques jours plus tard, j’ai eu l’idée de cet événement et j’ai tout simplement foncé sans me questionner. J’allais le faire, peu importe les situations hors de ma zone de confort que ça allait impliquer. Je n’ai même pas de mérite, c’était juste beaucoup trop passionnant pour que je m’arrête pour questionner tout ça. C’était ma première rencontre officielle avec la passion; bonjour, contente d’enfin te rencontrer!

Contacter des entreprises pour des commandites, je n’avais aucune idée comment faire ça. J’ai suivi mon intuition puis j’ai eu l’aide d’une amie entrepreneure. En moins de deux, je me suis retrouvée à avoir envoyé plus d’une vingtaine de demandes. C’était excitée comme une gamine que je lisais les réponses positives de plusieurs. Et même, oh magie, pour certains commanditaires, ce sont eux-mêmes qui se sont proposés.

Aide-toi et le ciel t’aidera, qu’ils disent?

Bref, tout ça pour dire que je suis plus que fière et reconnaissante pour toute l’aide que j’ai reçu pour cette journée et doublement touchée par la réponse positive des gens qui ont bravé le froid de novembre pour y participer. Je suis remplie de gratitude.Vraiment.

Pour moi, ça allait de soi qu’en lançant une plateforme sur le thème de l’inspiration, une vitrine sur l’humain résilient, déterminé et près de ses valeurs qu’un moment où à un autre, je devais et voudrais aller à la rencontre des lecteurs. Il y a une chose qui m’a déçue de l’événement de la semaine dernière et c’est que j’ai manqué de temps pour discuter avec les participants. Le concept des Portraits en rafale me demandant de faire du shooting photo, j’ai dû être à l’écart une bonne partie du temps pour y arriver.

En ce moment, j’ai des idées plein la tête et des offres d’événements en partenariat. Si tout fonctionne comme prévu, je pourrai vous offrir dès cet hiver un véritable événement inspirant…au chaud! Les portes s’ouvrent les unes après les autres et loin de moi l’idée de vouloir les fermer! J’ai également la tête pleine d’idées pour le printemps et l’été qui vient; des événements que vous ne voudrez pas manquer.Sky is the limit comme ils disent!

Je ne pensais pas être autant inspirée et créative dans ce projet. Ça m’allume au plus haut point. Je veux partager des moments avec les gens: les lecteurs, les inspirés, les inspirants… Je veux créer des rencontres déterminantes, des événements à fort potentiel inspirant et ne pas me mettre de limites ou de freins pour les réaliser. Pour ceux qui trouvent que je m’emballe beaucoup trop pour un simple blogue, je vous invite fortement à venir passer une journée d’entrevues avec moi, une journée de brainstorm d’idées et de projets et je vous mets au défi de ne pas sentir une once d’étincelle vous illuminer à la fin de votre journée (c’est une vraie invitation, soit dit en passant!).

Ce premier événement me permet de tirer des conclusions et de faire un bilan pour les prochaines étapes. Je veux et vais poursuivre les Portraits en rafale, mais je veux améliorer le concept. Je veux vous rencontrer, je veux que vous sortiez inspirés et habités d’une énergie créatrice de ces rencontres.

Si Portraits me permet de flotter sur un nuage, je compte bien vous y faire de la place pour que vous en profitiez aussi

Bon week end!

Annie 🙂

Un autre point de vue sur le harcèlement ou quand l’ouverture à l’autre est menacée.

Ça ne sera pas tant mon genre de publier des billets d’opinion ici, mais je voulais partager mon point de vue sur la saga virale de l’« harcèlement »  dans la rue qui fait encore des échos sur le web et dans les médias.

Il y a quelques semaines, une jolie jeune femme a publié une vidéo (10 hours of walking in NYC as a woman)  dans laquelle elle tente de démontrer à quel point elle peut se faire harceler en se baladant nonchalamment dans les rues de New York. Dans sa vidéo, la demoiselle porte des vêtements très simplistes, aucunement provoquants.

Je vous invite à regarder la vidéo qui ne dure quelques minutes si ce n’est pas déjà fait:

La vidéo a été publiée à la fin octobre, soit durant la foulée du mot-clic #rapedneverbeenreported et elle est devenue virale dans les heures qui ont suivies. Largement partagée sur les réseaux sociaux, il allait de soi que la plupart des journalistes, chroniqueurs et blogueurs d’opinions diffusent leur point de vue à ce sujet.

Toutes sortes d’opinions sont ressorties de cette vidéo. Majoritairement, ce sont des critiques approuvant le point que la jeune femme a tenté de démontrer qui ont été avancées.  Loin de moi l’idée de vouloir lancer un débat ou de confronter ces opinions, mais je pense qu’il est important d’être prudent avec la notion d’harcèlement.

Ce que je vois dans cette vidéo, c’est une majorité d’hommes polis, respectueux qui saluent la demoiselle et lui souhaitent une bonne journée avant de poursuivre leur chemin, sans insister. D’accord, il y a clairement un manque de respect chez certains qui lancent des commentaires obscènes, ceux qui la poursuivent, qui insistent pour qu’elle leur parle alors qu’elle démontre clairement une fermeture. Un enseignement et une sensibilisation à ce problème précis ne fera pas de tort à ces derniers.

Où je crois qu’il faut être prudent, c’est lorsqu’on considère toute tentative de prise de contact comme étant du harcèlement.  Nous vivons dans une société individualiste où il est devenu coutume de se prémunir d’un livre ou d’un journal et de se balader avec des écouteurs dans les lieux publics, principalement dans les transports en commun. Attention, je ne suis aucunement en train de critiquer ces comportements. Pour plusieurs personnes, c’est l’intention de combler un besoin de sécurité ou tout simplement, un intérêt pour la lecture ou la musique qui les poussent à agir ainsi. Chez d’autres, il y a une intention importante d’être inaccessibles dans la masse.

Une partie du problème est cette obsession généralisée de « vouloir la paix ». Tellement importante qu’un simple sourire, un hochement de tête ou un banal bonjour sont devenus des dérangements, des situations à fuir, des affronts.

En quoi il est si facile de voir de la mauvaise foi dans tous les comportements d’approche? Je n’ai pas la prétention de dire qu’un homme qui salue une femme dans la rue n’a toujours que des intentions nobles, mais en quoi la simple et respectueuse salutation d’un inconnu est devenue un problème à combattre?

En tant qu’utilisatrice des transports en commun, j’ai eu à plusieurs reprises des conversations fort intéressantes avec de purs inconnus, hommes ou femmes. Est-ce que certains de ces hommes auraient voulu plus? Peut-être, j’en sais rien, leur politesse et leur respect ne m’ont même pas donné l’ombre d’un doute que j’étais en train de me faire potentiellement « harceler ».  Il ne faudrait pas se sentir attaqué par toute tentative d’entrée en contact tout de même!

Que la demoiselle de la vidéo se montre totalement fermée aux autres ne m’agace pas tant; je peux comprendre que pour certaines femmes avec des expériences de vie particulières l’idée même de saluer un inconnu ne puisse être considérable. Ce qui titille et me questionne, ce n’est donc pas particulièrement  sa réaction face aux autres, c’est plutôt le fait qu’elle diffuse cette vidéo qui généralise à outrance toutes les tentatives de prise de contact comme étant du harcèlement.

S’ouvrir à l’autre, c’est aussi de s’ouvrir à l’inconnu. Prudemment, bien évidemment, mais démontrer un minimum d’ouverture. Je ne suis pas en train de dire qu’on devrait aller prendre un café avec toute personne qui nous salue sur la rue, mais qu’est-ce que ça coûte de répondre un bonjour poli  et poursuivre sa route quand la démarche de l’autre l’est tout autant? L’homme est-il toujours un lion en recherche d’une proie? Il serait pertinent de questionner les idées préconçues des femmes également. S’il y a des approches qui ne trompent quant aux paroles ou actions utilisées, il y en a certainement d’autres qui méritent une nuance dans nos perceptions.

Tant de richesses dans ma vie me proviennent du contact aux autres, souvent de purs inconnus. Cette saga, à mes yeux, ne remet pas seulement en question la notion de prise de contact avec l’inconnu dans la rue, mais la totale ouverture à l’autre. Se fermer aux autres, c’est aussi se fermer à tout l’extraordinaire que ça peut apporter à notre vie. Il y a un juste milieu entre prudence et ouverture à considérer.

Est-ce que les gens préfèrent vivre dans une société où tout le monde se méfie de tous? Où les hommes aux intentions nobles n’oseront plus approcher respectueusement une femme par risque de se faire traiter d’agresseur? Où toute parole échangée entre deux inconnus deviendra un danger imminent, un grave affront? Dans une société où le message sous-entendu est « Parle-moi pas, je te connais pas »?  Où on va se méfier d’absolument tout le monde?

C’est d’une tristesse inouïe…mais c’est juste mon opinion.

La naissance

Novembre 2013

Je me sens vide, aigrie, désabusée, totalement épuisée. Je ne sens plus aucune motivation au travail ni ailleurs. Je n’ai plus l’impression de me soucier de mes clients, je n’ai plus l’impression que mes clients se soucient de moi. J’ai seulement envie de m’engueuler avec tout le monde. L’ambiance générale est lourde, mon humeur atroce n’aide en rien, ma mauvaise foi non plus. J’essaie de voir le bout, alors que je ne vois même pas la fin de mes journées. Je me cherche, je n’arrive à rien. Je me sens comme une fille qui a joué un rôle toute sa vie, une fille qui vient de retirer son costume de scène pour la première fois et qui ne sait pas qui elle est en dehors de ce personnage. Je suis fatiguée. Je n’ai pas envie de voir personne et je ne sais pas trop pourquoi. Un mélange de honte et de nonchalance me prend d’assaut. Je regarde la fille sans masque dans le miroir, je ne la connais pas. J’ai l’impression que ce qu’elle veut et ce dont elle a besoin sont à des milles de distance. Et même si elle pense savoir ce dont elle a besoin, elle ne sait même pas comment se rendre là.

Un matin calme de décembre, c’est la crise. Ça explose. Ça déborde de partout. C’est trop. Je quitte le travail alors que je venais d’y arriver. Après des heures d’attentes, un homme en sarrau blanc me remet un tas de papier et me dit : trouble de l’adaptation. J’ai 32 ans, c’est mon deuxième. Déjà.

Les premiers jours, le divan est mon seul compagnon, le seul que j’endure du moins. Films et émissions insipides du matin au soir. Cheveux gommés, migraine et douleurs physiques incommodantes présentes tout le temps. Je ne veux rien et je veux tout. Je ne m’endure pas moi-même, tellement que je m’auto-sacrerais une gifle en pleine tronche. Je me dégoûte, je ne me comprends pas. Une fille que j’admire et qui tient un site web sur le mieux-être se cherche des gens pour leur faire des traitements d’hypnose. Elle suit une formation en hypnothérapie et elle a besoin de se pratiquer. Je la trouve lumineuse et fascinante cette fille-là, j’ai besoin d’une lumière comme celle-là pour m’aider à me relever. La mienne est brûlée depuis longtemps.

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S’ensuit une série de rencontres qui m’amènent à m’exercer à gérer mon anxiété, à guérir des blessures du passé et des vieux patterns acquis à l’enfance, à travailler sur ma confiance et mon estime de moi, à apprendre à lâcher prise et à ne plus me soucier de l’opinion des autres. Cette amie me parle de livres qui l’ont aidée, elle m’en prête, je prends notes des titres des autres, je les achète. Je consulte aussi une psy, parce que t’sais…

Au fil du temps, je m’installe un coin à méditation chez moi. Je lis sur le sujet, ainsi que sur l’alimentation vivante, le bouddhisme, l’ayurvéda, je participe à une retraite de yoga, je deviens végétarienne… Je retourne au travail. Je vais mieux, beaucoup mieux, mais je sais que quelque chose de plus grand m’attend. En fait, il faut que quelque chose d’autre m’attende. Ma vie ne peut être que ça, c’est pas assez. J’ai trop de passions non stimulées en ce moment; dont l’écriture et la photographie, trop de buts, d’intérêts, de rêves, d’endroits où aller, de choses à essayer… Je ne peux me contenter de faire un seul et même travail toute ma vie, j’ai trop d’aspects à stimuler. Je viens enfin de comprendre ça. Je viens surtout de comprendre qu’il faut surtout passer à l’action après avoir compris ça. Le passage à l’action aussi connue comme l’étape où je me rends jamais.

Mon espace de relaxation, lecture et méditation
Mon espace de relaxation, lecture et méditation

En fait, le trouble de l’adaptation est un cadeau; empoisonné, mais tout de même un cadeau. C’est toute ma vie qui me crie d’arrêter et de me regarder enfin, pour de bon. En fait, ma voix me crie d’arrêter depuis longtemps, mais il y avait un bouton « mute » en service permanent. Mon système vient de lâcher, le « mute » ne marche plus. Ça crie fort. Je me demande comment j’ai réussi à taire ce cri là pendant des années. Ce cri là que j’entends maintenant, il veut que je m’arrête pour réévaluer les chemins que j’ai choisi. M’arrêter pour nettoyer les saloperies que mon cerveau a accepté comme des vérités, comme mes désirs alors qu’ils ne m’appartiennent aucunement.

Je me sens renaître, littéralement. Je ne reconnais plus certaines de mes façons de penser totalement transformées par l’hypnose. C’est magique! J’ai des frissons tellement je me sens excitée et fascinée. Je n’en veux plus à un tas de gens grâce à des histoires réglées par une régression que mon amie m’a fait faire en hypnose. Je comprends un tas de choses que je n’avais pas compris avant. Je sais pas trop comment expliquer cette nouvelle compréhension à vive allure. Comme si on m’avait permis d’apprendre des leçons sans d’abord faire les devoirs. Je sens mon état mental se modifier grâce aux changements que je fais dans mon mode de vie, grâce aux lectures, aux méditations, aux visualisations, aux histoires inspirantes que je lis, que j’entends.

Avant, je n’avais pas la vie que je voulais et je n’ai rien fait pour changer ça. Quand on saisit tout ça, on ne peut plus reculer… on ne veut plus reculer. J’ai rempli ma boîte à outils durant de nombreux mois, il en manque encore, il en manquera toujours certains, mais les principaux sont là. Il s’agit simplement d’avoir la confiance de les manier ou du moins, d’apprendre à les utiliser petit à petit.

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Et puis, j’apprends à voir la beauté des gens, à focuser là-dessus avant de voir les défauts, ce qui est plutôt contraire à mes habitudes. Je réalise à quel point il y a des gens extraordinaires dans mon entourage, des gens qui me donnent une dose de motivation pour ma propre vie par leurs actions et réussites. Des gens résilients, qui en ont bavé et qui gardent la tête haute. Des gens que je n’envie plus, mais plutôt de qui je veux m’inspirer. Puis, je comprends que les gens heureux veulent rendre les autres heureux à leur tour. Les vrais gens heureux ne se nourrissent pas du malheur des autres, ils tendent la main aux malheureux pour leur transmettre leur richesse sans prix. Ils ne regardent de haut que s’ils tendent la main aux autres pour les aider monter la pente à leur niveau. Ils sont d’une immense générosité, d’une écoute incroyable, d’une présence si lumineuse qu’ils réchauffent tout autour. Ces gens-là doivent être connus. On se doit de les faire connaître aux autres, à ceux qui sont en quête comme moi, à ceux qui se sentent vides, à ceux qui ont besoin d’un coup de pouce pour surmonter une dure épreuve. Ce serait si égoïste de garder ces gens-là pour moi toute seule.

Je me rends compte qu’en allant bien, on a envie de créer, de stimuler nos passions, de les faire vivre. Je m’ennuie tant de la photo et de l’écriture. Il faudrait bien que je me trouve un projet en lien avec tout ça…

Tiens, je vais l’appeler Portraits.

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Crédits photos: Pinterest et mon album personnel