ALEXANDRE

Sa devise : « Lâche pas la patate »

« Ça veut tout et rien dire à la fois, j’aime ça! »

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Alexandre est un jeune papa qui mène de front deux carrières totalement à l’opposée l’une de l’autre. Deux passions et une vie familiale à équilibrer; tout un contrat! Mais si c’était ça qui permettait à plusieurs de se réaliser?

 « Ma passion pour la musique est née quand j’avais six ans. Je faisais alors des cours de piano que j’ai poursuivis durant 13 ans.  Je n’étais pas tant passionné par l’instrument, mais j’ai pu me découvrir un intérêt marqué pour la musique et me développer une oreille musicale. Adolescent, je préparais des « mixtapes » et je faisais découvrir de la musique à mon entourage. Tous les styles ont su m’inspirer ».

La véritable rencontre avec la musique aurait pu ne jamais se présenter à Alexandre qui alors poursuivait une maîtrise en psychologie. Il fut forcé d’abandonner suite à un échec lié à des difficultés sur le plan personnel. Ce fut une expérience difficile. Peu de temps avant, il s’était mis à s’intéresser à l’univers des raves et il a utilisé sa créativité pour s’en sortir.

« Je trouvais que ça avait l’air intéressant de composer de la musique électronique avec les ordinateurs. Je me suis alors minimalement équipé puis, de plus en plus avec le temps. Quelques années plus tard, j’ai commencé à mixer. J’organisais des partys chez moi, je m’installais aux tables tournantes avec d’autres amis DJ. Une fois, au jour de l’an, on s’est retrouvés avec 250 personnes dans mon appartement».

Alors qu’il s’était réorienté en travail social, Alexandre a toutefois commencé à travailler comme DJ dans des clubs. Il s’est également produit aux terrasses Bonsecours pour un événement du PikNik électronique. Sa lancée, il l’a connue en participant à un concours de mixage à Québec dans le cadre du festival Envol et Macadam.

« Je ne mixais pas du tout le même style que les autres, mais j’ai gagné par mon originalité et mon audace en utilisant une erreur que j’ai commise dans mon mix de manière créative. J’ai ainsi pu me produire au Party Intense 2010 à Québec devant 650 personnes. Ça a bien marché, j’étais sur une belle lancée ».

Le hic, c’est qu’en rentrant à Montréal, après la faillite du promoteur qui l’avait engagé à Québec, Alexandre s’est retrouvé sans contrat, sans contact et le seul endroit où retourner mixer : son appartement.

« J’ai décidé de m’inscrire à des cours de DJ/entrepreneur et ainsi, me créer un réseau de contact, m’initier au plan d’affaires et apprendre des trucs plus poussés sur le plan technique. Ensuite, je me suis inscrit sur le site Les Tubbies pour me créer une visibilité. C’est de là que le réseau de contacts s’est mis à se développer ».

Il a dorénavant sa résidence au restaurant Les Sottises où il fait danser la foule les vendredis soirs aux deux semaines.

« On doit travailler fort pour arriver au succès, le talent ne suffit pas. Dorénavant dans l’industrie de la musique, on est des artistes entrepreneurs. Les labels ne nous prennent plus en charge comme avant ».

Outre cette belle réussite, Alexandre doit jongler avec sa vie de coordonnateur en travail social et sa vie de famille.

« Ça prend un bon équilibre de vie pour bien y arriver. J’essaie de compartimenter et d’être à 100% à l’endroit où je suis dans le moment présent. Je ne pense pas au avant ou après. La méditation m’aide beaucoup en ce sens. Aussi, j’ai une bonne facilité à décrocher malgré mon travail très prenant ».

Partir faire vibrer un plancher de danse un vendredi soir alors que blonde et bébé restent à la maison, ça ne peut pas être toujours évident.

« Dans mon couple, j’encourage l’expression des besoins au fur et à mesure. Je valide avec ma blonde avant d’accepter des projets. Ça n’a pas toujours été évident, mais j’arrive à trouver un bon équilibre là-dedans. Ça fait en sorte aussi que certains soirs, c’est ma blonde qui sort avec ses amies et moi, je passe du temps privilégié avec mon fils ».

Parlant de son fils, il ajoute :

 « Je n’ai pas trouvé ça évident au début devenir père. Un bébé, ça dort, ça mange, ça pleure et ça fait de gros besoins (rires) , ça ne me faisait pas triper plus que ça! Mais avec le temps, je suis littéralement tombé sous le charme de mon fils, un vrai de vrai coup de foudre, un amour indescriptible, comme quand on tombe littéralement en amour avec la fille de nos rêves…ça ne se décrit pas, c’est juste complètement intense. Il y a ensuite eu un temps où j’ai calmé mes ardeurs côté musique, je voulais apprendre à connaître mon fils et passer du temps avec lui ».

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Plus jeune, Alexandre rêvait de devenir un DJ d’envergure internationale. On dit que les rêves évoluent au fil du temps, au fil de la vie…

 « Mon rêve, je le vis déjà à tous les jours, tant mieux si je vis de ma musique un jour, mais en même temps, je ne me vois pas quitter mon emploi. Mon métier me fait sentir utile à la société et j’ai besoin de vivre ce sentiment-là dans un travail. Je l’aime ma carrière, je l’aime ma famille… Je suis déjà heureux ».

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Crédit photos : Merci à Eric Soucy pour son aimable permission d’utiliser ses photos dans cet article. 

Sites web :

  • djnro.com
  • lestubbies.com

Événements d’Alexandre à venir:

  • Soirées Dj un vendredi soir sur deux au resto les Sottises: lessottises.wordpress.com
  • Soirée bénéfice pour la fondation Jasmin Roy le 13 septembre 2014: http://www.dansepourlacause.com
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